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 Sujet du message: Faut-il avoir peur de la théorie monétaire moderne (TMM) ?
MessagePosté: Jeu 19 Mar 2020 21:54 
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Depuis plusieiurs mois je voulais créer un fil sur la TMM. La crise sanitaire actuelle rend plus nécessaire que jamais la création du fil. Mais j'aurais créé le fil tôt ou tard, étant entendu que le sujet est crucial depuis longtemps.


« La théorie monétaire moderne (TMM) est très problématique » affirme José Vinals qui a répondu aux questions de Richard Hiault en juillet 2019. De passage à Paris dans le cadre du forum financier organisé par Paris Europlace, José Vinals, chairman de la banque Standard Chartered, juge que les banques centrales ne peuvent pas tout faire pour soutenir la croissance.


Richard Hiault : Certains experts disent qu'avec des taux aussi faibles, les Etats peuvent s'endetter sans problème et qu'au besoin les banques centrales peuvent monétiser cette dette. Vous êtes d'accord ?
José Vinals : Bon nombre de pays ont besoin de consolider leurs finances publiques sans compromettre leur croissance. Cette théorie monétaire moderne est très problématique. Toute monétisation directe de la dette publique conduira immanquablement à des épisodes de haute inflation ou même d'hyperinflation comme nous en avons connu dans le passé.


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 Sujet du message: Re: Faut-il avoir peur de la théorie monétaire moderne (TMM) ?
MessagePosté: Jeu 19 Mar 2020 22:45 
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Pour François-Xavier Oliveau, la TMM s'apparente à un impôt invisible, non consenti par le contribuable.

Citation:
La « théorie monétaire moderne », fausse théorie mais vrai impôt
Par François-Xavier Oliveau
Publié le 26 juin 2019

La « théorie monétaire moderne » (TMM) est en vogue. Portée par les échecs des politiques monétaires actuelles, elle est reprise dans plusieurs programmes démocrates aux Etats-Unis, et fait partie du débat public au Japon. Le principe ? Laisser filer les déficits publics afin de soutenir l'économie et financer les dépenses sociales.
Une telle politique  s'assimile à une création monétaire et devrait normalement se traduire par une hausse des prix. Normalement. Mais, comme le soulignent les partisans de la TMM, l'inflation reste très basse malgré le laxisme des politiques monétaires et budgétaires. Dès lors, expliquent-ils, pourquoi se gêner ? Aux taux d'intérêt actuels, pourquoi ne pas laisser filer les déficits, puisque, en apparence, c'est sans conséquences ? Au pis, il suffit ensuite de monétiser la dette, c'est-à-dire de faire remplir le trou par la banque centrale.
Une légitimité questionnée
Cette « théorie » ressemble en réalité plutôt à un constat empirique. Elle prend acte de la très faible inflation des prix à la consommation, sans parvenir à l'expliquer. La théorie classique n'y arrive pas non plus : « nous n'avons pas aujourd'hui de théorie de la dynamique de l'inflation qui marche suffisamment bien pour servir à conduire une politique monétaire en temps réel », pour reprendre les mots d'un banquier central, Daniel Tarullo, ancien membre du Conseil des gouverneurs de la Fed.
L'explication existe pourtant. Elle doit être cherchée dans le processus microéconomique de la formation des prix, largement documenté par Schumpeter et Fourastié. Ils montrent que l'innovation et la concurrence font massivement baisser les prix. L'absence d'inflation actuelle résulte donc de deux effets contraires : d'une part, une pression à la baisse constante produite par l'effort quotidien de tous les entrepreneurs, designers, acheteurs et producteurs pour baisser le coût des biens et services, immédiatement transmis dans les prix par le jeu de la concurrence ; d'autre part, une création de monnaie qui compense cette baisse.
La déflation technologique schumpétérienne est la seule interprétation satisfaisante de l'atonie des prix. Elle éclaire les limites prévisibles de la TMM : le déficit budgétaire ne pourra être creusé qu'à la hauteur de la baisse naturelle des prix. Au-delà, il retrouvera naturellement des impacts inflationnistes.
Mais, au-delà de son efficacité éventuelle, c'est surtout la légitimité de la TMM qui doit être questionnée. En faisant monter les prix, toute création monétaire capte une partie du pouvoir d'achat des citoyens. Keynes décrit le processus magistralement en 1919 : « par des procédés constants d'inflation, les gouvernements peuvent confisquer d'une façon secrète et inaperçue une part notable de la richesse de leurs nationaux ». En laissant filer les déficits, la TMM finance des dépenses publiques en ponctionnant le pouvoir d'achat de ses citoyens. Ce dispositif a un nom : l'impôt.
Voila le véritable problème de la TMM : elle est un impôt invisible, non consenti par le contribuable. Elle n'est donc pas en conformité avec les droits constitutionnels du citoyen : comprendre l'impôt, son taux et son assiette. Cela la rend démocratiquement inacceptable.
La création de monnaie nous est devenue indispensable car nous ne savons pas gérer un monde où les prix, donc les salaires, baisseraient. Mais cette création monétaire prend, par essence, de l'argent aux citoyens en ponctionnant leur pouvoir d'achat. Une politique monétaire juste et efficace doit donc le leur rendre directement, en due proportion de ce qui leur a été confisqué et sans autre contrepartie, et surtout sans le faire transiter par l'Etat. Ce « dividende monétaire » serait émis par la BCE, vraisemblablement sous la forme d'une monnaie numérique.
Le dispositif est conforme aux traités européens et faisable sur le plan technique. Il permettrait de corriger les trois effets désastreux de la création monétaire par la dette gratuite : les bulles d'actifs, les taux d'intérêt nuls donc la fragilisation du système bancaire, enfin la redistribution à l'envers. A la TMM, il nous faut préférer le dividende monétaire.


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 Sujet du message: Re: Faut-il avoir peur de la théorie monétaire moderne (TMM) ?
MessagePosté: Ven 20 Mar 2020 20:23 
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Je vois apparaître sous forme d'un concept très théorisé l'écho de la remarque que j'ai fait depuis un moment :"Jamais on n'a autant fait fonctionner la planche à billets - la création monétaire - et pour autant on n'arrive pas a dépasser les 2% d'inflation".

Constat pragmatique, donc : c'est contraire à la théorie, mais pourquoi pas ?


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 Sujet du message: Re: Faut-il avoir peur de la théorie monétaire moderne (TMM) ?
MessagePosté: Ven 20 Mar 2020 21:16 
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Pierma,

question d'un "ignorant".

Quand la planche à billets tourne à pleine vitesse et c'est facile pour les pays de s'endetter, alors au bout du temps pour la même quantité de vrai économie on a plus de billets? Et alors c'est seulement une pourcentage d'appauvrissement de la population mondiale? Pour les riches, ce n'est pas grâve et peut-être pour les pauvres non-plus, parce qu'un pourcentage de presque rien reste toujours presque rien. Seulement les classes moyennes qui doivent se priver de quelque chose de leur abondance?

Cordialement, Paul.


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 Sujet du message: Re: Faut-il avoir peur de la théorie monétaire moderne (TMM) ?
MessagePosté: Ven 20 Mar 2020 21:40 
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Paul Ryckier a écrit:
Quand la planche à billets tourne à pleine vitesse et c'est facile pour les pays de s'endetter, alors au bout du temps pour la même quantité de vrai économie on a plus de billets?

Quant on raisonne en dernière analyse, on n'a pas besoin de savoir si "on a plus de billets". Seul compte la valeur réelle (en dollars constants) des revenus, et la valeur réelle du patrimoine.
Si l'on parle de la zone euro, alors seul compte la valeur réelle en euros constants.
Si l'on parle du RU, alors seul compte la valeur réelle en livres constantes.
Si l'on parle du Japon, alors seul compte la valeur réelle en yens constants.



Paul Ryckier a écrit:
Quand la planche à billets tourne à pleine vitesse et c'est facile pour les pays de s'endetter, alors au bout du temps pour la même quantité de vrai économie on a plus de billets? Et alors c'est seulement une pourcentage d'appauvrissement de la population mondiale?

Pour quelle raison aurait-on un "appauvrissement" de la population ?
Pensez-vous à un "appauvrissement" provoqué par l'inflation ?


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 Sujet du message: Re: Faut-il avoir peur de la théorie monétaire moderne (TMM) ?
MessagePosté: Sam 21 Mar 2020 21:47 
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Richard Hiault : Craignez-vous un fort ralentissement de l'économie mondiale, voire une récession généralisée ?
José Vinals : L'économie mondiale est passée d'une croissance synchronisée à un ralentissement synchronisé . C'est particulièrement évident pour les économies avancées.

Les banques centrales feront-elles encore l'essentiel du travail pour contrer le ralentissement ?
Les marchés anticipent la poursuite d'une politique monétaire accommodante en Europe et une baisse des taux américains. Les politiques monétaires resteront accommodantes. Mais il me semble nécessaire de rééquilibrer les politiques économiques, entre la politique monétaire qui a soutenu l'essentiel du fardeau de la crise et la politique budgétaire, ainsi que la politique de réformes structurelles. Certains pays, notamment l'Allemagne, disposent de marge de manoeuvre pour réaliser des investissements publics sans mettre en danger la soutenabilité de leur dette. D'autres, comme l'Italie ont, au contraire, besoin de consolider leurs finances publiques. Du fait d'un ralentissement de la croissance de la productivité depuis la crise de 2008, autant dans les pays riches que dans les pays émergents, la mise en oeuvre de réformes structurelles est essentielle pour améliorer le fonctionnement des marchés et renforcer les institutions. Les banques centrales ne peuvent pas tout faire.

Comment expliquez-vous l'absence d'inflation ?
C'est une énigme. La faiblesse des taux d'intérêt a été nécessaire pour soutenir l'économie dans un environnement où l'inflation est très faible. Cela dit, dans certaines zones, en Europe et au Japon notamment, nous faisons face à des taux d'intérêt négatifs ce qui comprime nos marges bancaires. Le rapport coût-bénéfice de ces taux négatifs est très controversé. Plus cette situation perdurera, plus la controverse augmentera.

Certains experts disent qu'avec des taux aussi faibles, les Etats peuvent s'endetter sans problème et qu'au besoin les banques centrales peuvent monétiser cette dette. Vous êtes d'accord ?
Bon nombre de pays ont besoin de consolider leurs finances publiques sans compromettre leur croissance. Cette théorie monétaire moderne est très problématique. Toute monétisation directe de la dette publique conduira immanquablement à des épisodes de haute inflation ou même d'hyperinflation comme nous en avons connu dans le passé.

Mais, en cas de crise majeure, c'est ce qu'elles feront…
Les banques centrales ont déjà utilisé l'assouplissement quantitatif qui consiste à acheter des titres de dette sur le marché secondaire. Avec succès. Sans ces opérations, nous aurions eu une dépression globale et non une simple récession. La monétisation directe est un tout autre instrument. Elle est quelque peu révolutionnaire. Plutôt que d'explorer ce territoire, il importe de s'assurer que tous les instruments sont en place pour éviter une nouvelle crise d'ampleur. Mieux vaut prévenir que guérir. Cela dit, la fréquence des crises comme celles que nous avons subi en 2008 est faible. La précédente remontait à 1929. J'ajouterai qu'aujourd'hui, même si les risques ont augmenté dans certains segments du système financier, ce dernier est plus solide et résistant pour faire face à une nouvelle crise.


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 Sujet du message: Re: Faut-il avoir peur de la théorie monétaire moderne (TMM) ?
MessagePosté: Sam 21 Mar 2020 22:04 
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Arkoline a écrit:
Richard Hiault :

Comment expliquez-vous l'absence d'inflation ?
C'est une énigme.[...]

C'est intéressant ces économistes qui ne comprennent plus le fonctionnement de l'économie....

Citation:
Certains experts disent qu'avec des taux aussi faibles, les Etats peuvent s'endetter sans problème et qu'au besoin les banques centrales peuvent monétiser cette dette. Vous êtes d'accord ?
Bon nombre de pays ont besoin de consolider leurs finances publiques sans compromettre leur croissance. Cette théorie monétaire moderne est très problématique. Toute monétisation directe de la dette publique conduira immanquablement à des épisodes de haute inflation ou même d'hyperinflation comme nous en avons connu dans le passé.

Mais qui continue à fulminer des anathèmes, la peste et le choléra, des invasions de sauterelles, bref les 10 plaies d'Egypte, si on ne se conforme pas à la théorie dont il vient de dire qu'elle ne marche... :mrgreen:


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 Sujet du message: Re: Faut-il avoir peur de la théorie monétaire moderne (TMM) ?
MessagePosté: Dim 22 Mar 2020 14:38 
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Arkoline a écrit:
Paul Ryckier a écrit:
Quand la planche à billets tourne à pleine vitesse et c'est facile pour les pays de s'endetter, alors au bout du temps pour la même quantité de vrai économie on a plus de billets?

Quant on raisonne en dernière analyse, on n'a pas besoin de savoir si "on a plus de billets". Seul compte la valeur réelle (en dollars constants) des revenus, et la valeur réelle du patrimoine.
Si l'on parle de la zone euro, alors seul compte la valeur réelle en euros constants.
Si l'on parle du RU, alors seul compte la valeur réelle en livres constantes.
Si l'on parle du Japon, alors seul compte la valeur réelle en yens constants.



Paul Ryckier a écrit:
Quand la planche à billets tourne à pleine vitesse et c'est facile pour les pays de s'endetter, alors au bout du temps pour la même quantité de vrai économie on a plus de billets? Et alors c'est seulement une pourcentage d'appauvrissement de la population mondiale?

Pour quelle raison aurait-on un "appauvrissement" de la population ?
Pensez-vous à un "appauvrissement" provoqué par l'inflation ?


Arkoline,

de nouveau "my take" (ma prise? mon point de vue?) d'un "ignorant, neophyte"...

Vous le dites: monnaie constant...
Alors tous les citoyens doivent payer plus pour le même quantité de services et de produits? C'est de l'inflation? Non? Parce qu'on laisse trainer l'index?
Et bon les taux d'intérêt sont faibles. mais je me souviens des vues de l'Espagne dans le temps d'un aeroport vide, investissement inutile et sans but. Peut-être avec le manne de l'UE? Et les investissements à Barcelone, que je connais...dans des appartements mêmes vieux...au dessus de leur valeur réelle, parce que les citoyens avaient le "easy money" et alors quand ils n'avaient de rendement, parce q' ils ne le pouvaient louer (je suis un propriétaire d'appartements moi même) ils doivent le vendre avec parfois la moité du prix original?
Alors, est-ce que les gouvernements et l'union européenne utilisent l'argent bon marché pour soutenir la vraie économie et les citoyens réels?
PS: Pour moi ce sont seulement les "citoyens réels " qui comptent.

Cordialement, Paul.


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 Sujet du message: Re: Faut-il avoir peur de la théorie monétaire moderne (TMM) ?
MessagePosté: Sam 28 Mar 2020 15:36 
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Paul Ryckier a écrit:
Vous le dites: monnaie constant(e)...

Oui. Mais je ne comprends pas ce que vous cherchez à démontrer.



Paul Ryckier a écrit:
Et les investissements à Barcelone, que je connais...dans des appartements mêmes vieux...au dessus de leur valeur réelle, parce que les citoyens avaient le "easy money" et alors quand ils n'avaient de rendement, parce q' ils ne le pouvaient louer (je suis un propriétaire d'appartements moi même) ils doivent le vendre avec parfois la moitié du prix original?

Baisse de la valeur réelle (en euros constants) du patrimoine.
En outre : Baisse de la valeur nominale (en euros courants) du patrimoine.
L'une n'empêche pas l'autre.



Paul Ryckier a écrit:
Alors, est-ce que les gouvernements et l'union européenne utilisent l'argent bon marché pour soutenir la vraie économie et les citoyens réels?

Dans le contexte actuel (année 2020) il serait judicieux d'utiliser l'argent bon marché pour soutenir la vraie économie et les "citoyens réels".
C'est vrai également en Amérique. J'ai vu un article de Paul Krugman dans le NYT. Je vais en parler prochainement.


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 Sujet du message: Re: Faut-il avoir peur de la théorie monétaire moderne (TMM) ?
MessagePosté: Sam 28 Mar 2020 20:17 
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Empiriquement, chaque fois qu'un État (les USA derrière leur banque centrale en 1929, Roosevelt après, etc.) cherche à contrôler une économie, il aggrave ce qui se passe.

Je vois pourtant mal comment s'en passer ici.

Le risque est que des fortunes en profitent pour acquérir des pans importants de l'économie aux dépens des classes moyennes et pauvres. S'il fallait livrer l'économie à elle-même, je crois que des pans entiers de l'économie disparaîtraient demain : la fausse culture, les divertissements dématérialisés (le sport professionnel de compétition), etc.


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