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 Sujet du message: Pétrole, Opep, Russie, Etats-Unis
MessagePosté: Jeu 19 Mar 2020 22:36 
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La part du cartel dans la production mondiale de brut va tomber à 36 % en 2025, prévoit l'AIE, au plus bas depuis la fin des années 1980. Le poids de l'Opep décline. Les Etats-Unis deviendront le premier exportateur mondial au milieu de la prochaine décennie, devant l'Arabie saoudite.


Citation:
Pétrole : le poids de l'Opep au plus bas depuis trente ans
Par Vincent Collen
Publié le 13 nov. 2019

C'est l'un des paradoxes du moment sur la planète pétrole. Saudi Aramco, le numéro un mondial de l'or noir, va entrer en Bourse alors que la part de l'Arabie saoudite et de l'Opep dans la production mondiale ne cesse de reculer. Le cartel, fondé il y a près de 60 ans, ne représente plus que 39 % de l'offre, montrent les chiffres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) qui publiait mercredi son rapport annuel. Elle va tomber à 36 % en 2025, ce qui serait sans précédent depuis la fin des années 1980. La part de l'Opep était encore de 43 % il y a dix ans.
Sur un marché en faible croissance, la production de l'Organisation reculera de 3 % d'ici au milieu de la prochaine décennie, tombant à 36 millions de barils par jour. Treize des quatorze pays membres verront leurs volumes stagner ou reculer, à commencer par le Venezuela, plongé dans un déclin durable, et l'Iran frappé par les sanctions des Etats-Unis . Seul l'Irak, qui se relève progressivement de quarante années de crises, afficherait une nette progression sur la période.
Dans le même temps, d'autres pays poursuivent leur montée en puissance. Les Etats-Unis, bien sûr, qui sont déjà numéro un mondial et vont continuer à asseoir leur domination malgré un certain ralentissement de la croissance du pétrole de schiste . La production américaine progresserait de 35 % d'ici à 2025, frôlant les 21 millions de barils. A cette date, les Etats-Unis deviendraient le premier exportateur, devant l'Arabie saoudite, prévoit l'AIE. Le Brésil , le Canada et la Norvège affichent aussi une croissance solide.
L'Opep est consciente de cette faiblesse. C'est pourquoi elle s'est alliée il y a trois ans à la Russie, deuxième producteur mondial. Les nouveaux partenaires se sont entendus pour limiter leurs volumes afin de soutenir les cours. « Les résultats ne sont pas extraordinaires mais ils sont certains. Le baril est remonté au-dessus des 60 dollars alors qu'on était tombé à moins de 30 en 2016 », souligne Francis Perrin, directeur de recherche à l'Iris. Seulement voilà, la production russe a atteint un pic. Elle devrait même légèrement décliner d'ici à 2025, prévoit l'AIE. En conséquence, la part de marché de l'Opep additionnée à celle de la Russie tombera, d'ici à 2025, au plus bas depuis le début des années 1970 au moins.
Dans le même temps, les Etats-Unis verront leur poids pratiquement doubler, passant de moins de 11 % au début du siècle à près de 21 % au milieu de la prochaine décennie. En 2030 le Bassin Permien, au Texas, produirait à lui seul plus que tout le continent africain ! « L'Opep se retrouve coincée entre le schiste américain d'une part et une demande mondiale dont la croissance ralentit de l'autre », relève Jean-François Seznec, consultant au Global Energy Center de l'Atlantic Council.
« Le cartel est condamné à faire le gros dos en limitant sa production pour soutenir les cours en attendant que le schiste américain arrive à son pic, ce qui arrivera tôt ou tard car les réserves des Etats-Unis ne sont pas inépuisables », poursuit Francis Perrin. De fait l'AIE prévoit une stagnation de la production américaine à partir de 2030.
L'Opep, et l'Arabie saoudite en particulier, conserve de précieux atouts en attendant. C'est au Moyen-Orient que se situent les réserves les plus abondantes ainsi que l'essentiel des capacités de production inutilisées . Cela donne à la région du Golfe un rôle de régulateur des marchés car elle est la seule à pouvoir augmenter rapidement ses exportations en cas de besoin. Un atout que Riyad met en avant pour convaincre les investisseurs d'acheter les actions d'Aramco.


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 Sujet du message: Re: Pétrole, Opep, Russie, Etats-Unis
MessagePosté: Jeu 19 Mar 2020 22:38 
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https://bourse.lefigaro.fr/actu-conseil ... t-20200309


L’éclatement du cartel pétrolier fait chuter le brent
Par Emmanuel Gentilhomme
Publié le 09/03/2020

Le pétrole vient de connaître sa plus forte chute depuis le début des années alors que cartel de l’«Opep +» a cessé d’exister.
Le brent enchaîne les records de baisse en ce «lundi noir»: cette nuit en Asie, le cours de ce baril de pétrole de mer du Nord, qui sert de référence au niveau mondial, a dérapé d’environ 30%, du jamais vu depuis 1991 et le déclenchement de la première guerre du Golfe. En tombant jusqu’à 31,02 dollars, il n’avait plus été si bon marché depuis février 2016. En effet, le cartel pétrolier étendu surnommé «Opep +» n’existe plus.
Rappelons qu’en 2014, alors que le baril dépassait 100 dollars, l’Arabie saoudite s’était engagée dans une «stratégie de part de marché»: ciblant principalement la concurrence des pétroles de schiste nord-américains, elle avait laissé filer sa production. Il s’en était suivi un long mouvement de baisse des cours dont le point bas n’a été atteint qu’au début de 2016.
C’est alors que le cartel pétrolier a ressuscité, et surtout qu’il s’est renforcé. Le marché du pétrole a ceci de particulier qu’il n’en est pas vraiment un. L’Opep concentre environ un tiers de la production mondiale d’or noir, ses 14 Etats membres emmenés par l’Arabie saoudite agissant, peu ou prou, de concert. La politique de l’organisation basée à Vienne influe sur la disponibilité du pétrole, et donc sur les cours.
À l’automne 2016, Riyad et Moscou ont annoncé une alliance: la Russie, l’un des tout premiers producteurs d’or noir, et plusieurs pays de l’ex-URSS, ont décidé qu’à compter du 1er janvier 2017, ils mettraient en place des réductions concertées de leur production avec l’Opep. Et c’est effectivement ce qui s’est passé.
Surnommé «Opep +», ce cartel élargi portait sur environ la moitié de l’offre mondiale d’or noir. Sa politique restrictive a largement participé à la hausse des cours qui a suivi: ces deux dernières années, le Brent s’est ainsi traité dans la zone des 70 dollars.
Or cette association vient de voler en éclats. Face au ralentissement économique soudain découlant de l’épidémie de coronavirus, Riyad et Moscou ne sont, cette fois, pas parvenus à se mettre d’accord. Premier exportateur mondial de brut, l’Arabie saoudite a fait cavalier seul en réduisant sensiblement ses prix officiels de vente par région, notamment ceux pour l’Asie. Chez Commerzbank, on évoque «une nouvelle guerre des prix», en soulignant que la décote à laquelle le brut saoudien est proposé n’était pas aussi importante en 2014 et 2015.
En outre, Riyad pourrait accroître sa production dans les semaines qui viennent. Selon le dernier rapport mensuel de l’Opep, le royaume a produit 9,73 millions de barils par jour en janvier. Il dispose aussi d’une capacité excédentaire qui, selon Citi, lui permet d’augmenter à très court terme ses extractions de plus d’un million de barils. Et ainsi de se rapprocher des 11 millions de barils que la Russie extrait quotidiennement. Ainsi, l’offre de brut pourrait largement excéder une offre déjà pénalisée par l’épidémie de Covid-19.
Bref, conclut Citi, une chute du brent sous les 30 dollars fait partie du champ des possibles.


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 Sujet du message: Re: Pétrole, Opep, Russie, Etats-Unis
MessagePosté: Jeu 2 Avr 2020 22:58 
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Dans le journal La Croix, cet article de Jean-Claude Bourbon.

Citation:
Les marchés pétroliers plongent dans une guerre des prix
Jean-Claude Bourbon
Le 09/03/2020

Pour comprendre les marchés pétroliers, mieux vaut ne pas manquer un épisode. Au début de la réunion de l’Opep et de ses alliés, jeudi 5 mars à Vienne, l’Arabie saoudite plaidait pour une réduction de l’offre de 1,5 million de barils par jour (BPJ) dans le but de faire remonter les cours. Mais après le refus de la Russie, le lendemain, de suivre le mouvement, le changement de ton a été brutal à Riyad.
L’Arabie saoudite a décidé, dimanche 8 mars, de baisser le prix de vente de ses barils de brut de 5 à 10 dollars, suivant les destinations. C’est le plus fort rabais décidé unilatéralement depuis vingt ans. Dans le même temps, elle va augmenter sa production de 10 à 15 %, pour la porter à plus de 10 millions de barils par jour, histoire d’inonder encore un peu plus la planète. L’Arabie saoudite est le premier exportateur mondial de brut.
Les réactions n’ont pas traîné. Les cours du pétrole se sont effondrés lundi 9 mars, perdant jusqu’à 30 % sur les marchés asiatiques, du jamais vu depuis la guerre du Golfe en 1991. En Europe, le baril de brent (le pétrole coté à Londres) a chuté de près de 20 % pour tomber autour de 37 dollars.
En l’espace d’un week-end, tout aura donc changé dans le secteur, avec l’éclatement du cartel « Opep + » (l’Opep et ses alliés dont la Russie), qui représente la moitié de l’offre mondiale et qui avait réussi depuis quatre ans à, plus ou moins, s’entendre pour encadrer leur production. « Nous sommes à l’acte 1 d’une guerre lancée par l’Arabie saoudite, qui privilégie maintenant la défense des parts du marché plutôt que des cours du pétrole et personne ne sait combien de temps elle va durer. Cela peut pousser les Russes à revenir à la table des discussions ou encore à se draper dans leur fierté nationale », juge Francis Perrin, chercheur à l’Iris.
La crainte que fait porter l’épidémie de coronavirus sur l’économie mondiale est le principal élément déclencheur de cette situation. Il y a d’abord eu l’arrêt de l’activité en Chine qui consomme, à elle seule, 14 % de la production mondiale de pétrole (14 millions de barils par jour) et a représenté 80 % de la croissance de la demande de brut l’an dernier. Maintenant, c’est la propagation du virus qui fait craindre un fort ralentissement de l’activité. De même, le transport aérien, aujourd’hui en grande difficulté, absorbe en temps normal 8 % du brut de la planète.
Dans ses nouvelles prévisions, publiées lundi 9 mars, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) table maintenant sur une baisse de la demande de pétrole cette année, ce qui serait une première depuis 2009. Elle devrait se contracter d’environ 90 000 barils par jour par rapport à 2019, alors qu’en février, l’AIE tablait encore sur une hausse de 825 000 barils pour 2020. L’agence n’exclut pas, toutefois, un scénario plus pessimiste, avec un recul de 730 000 barils, si l’épidémie est mal contenue.
À l’autre bout de la chaîne, cet effondrement des cours va regonfler un peu le pouvoir d’achat des ménages et réduire les coûts des entreprises. « C’est une très bonne nouvelle pour tous ceux qui font leur plein », soulignait le ministre de l’économie Bruno Le Maire, interrogé lundi 9 mars sur France Inter, en expliquant avoir demandé aux compagnies pétrolières de répercuter cette baisse « le plus rapidement possible ».
Mais à plus long terme, cette chute « n’est pas forcément une bonne nouvelle », selon lui. « Avoir un prix du pétrole qui baisse trop, ça inquiète les marchés », ce qui a « des répercussions sur le financement de nos entreprises et donc sur notre économie », affirme Bruno Le Maire.
De nombreux pays producteurs ont du souci à se faire. « On pourrait assister à des pressions sociales mettant au défi la stabilité de certains des pays, estime Fatih Birol, le président de l’AIE, en évoquant [i]« l’Irak, l’Angola ou le Nigeria », où il deviendrait « presque impossible de financer des secteurs comme la santé, les emplois du secteur public ou l’éducation ».
En Arabie saoudite, le prince héritier Mohammed ben Salmane, aura aussi bien du mal à financer son programme de modernisation du pays. Le pays a besoin d’un baril à 84 dollars pour équilibrer ses comptes, alors que la Russie se targue d’y parvenir avec 42,4 dollars.
Aux États-Unis, devenus en quelques années les premiers producteurs mondiaux de pétrole, la baisse des cours du baril pourrait aussi entraîner de nombreuses faillites, mais en même temps faire baisser les prix à la pompe, ce qui n’est jamais mauvais en année électorale.


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 Sujet du message: Re: Pétrole, Opep, Russie, Etats-Unis
MessagePosté: Dim 12 Avr 2020 21:58 
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La Russie et l'Arabie saoudite sont parvenues à s'entendre, dans la nuit de jeudi à vendredi, pour réduire massivement leur production. Les treize pays de l'Opep et leurs alliés menés par Moscou sont tombés d'accord, à l'issue d'une réunion par visioconférence, sur le principe d'une réduction massive de leur production de pétrole. L'objectif : faire remonter les cours du brut ou, au moins, les empêcher de tomber trop bas.

Les pays producteurs de pétrole vont se réunir une nouvelle fois par visioconférence dimanche 12 avril. L'Opep et ses partenaires se sont entendus jeudi, à l'exception du Mexique, sur une réduction en mai et juin de la production mondial à hauteur de 10 millions de barils par jour, selon l'Opep.


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 Sujet du message: Re: Pétrole, Opep, Russie, Etats-Unis
MessagePosté: Mar 14 Avr 2020 05:39 
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c'est la loi basique de l'offre et de la demande, chute de la demande = baisse des prix, restriction de l'offre = remontée des prix. Il y a des pays qui vont souffrir.

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Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer (Guillaume le Taciturne)


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 Sujet du message: Re: Pétrole, Opep, Russie, Etats-Unis
MessagePosté: Dim 19 Avr 2020 18:55 
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Dans les Echos, une interview de Denis Florin par Vincent Collen.
Publiée le 2 avril 2020


Pourquoi l'Arabie et la Russie font-elles baisser les prix du pétrole alors qu'elles sont les premières à en souffrir ?
D'abord, les deux pays n'avaient pas anticipé l'impact récessif qu'aurait le coronavirus, ils ne pensaient pas que la demande chuterait de façon aussi massive et brutale. Ensuite, ils ont voulu profiter de la situation pour prendre le contrôle du marché. Ils parient sur l'élimination des producteurs aux coûts les plus élevés comme le Venezuela, les puits les plus anciens de la mer du Nord ou les sables bitumineux du Canada. Et aussi sur l'annulation de grands projets que les compagnies internationales retarderont ou annuleront face à la chute des cours. La Russie et l'Arabie sont en mauvais termes actuellement mais il s'agit là d'une alliance objective car leurs intérêts sont communs.

Mais leur véritable ennemi, n'est-ce pas le schiste aux Etats-Unis ?
Il n'est pas du tout prouvé que la production américaine de pétrole sera la principale victime de la guerre des prix. A court terme, oui, il y aura des faillites aux Etats-Unis, beaucoup de petites compagnies vont disparaître ou au moins réduire leur production. Mais les majors, comme Exxon ou Chevron, en profiteront pour se renforcer. Et dès que les prix remonteront, la production de pétrole de schiste pourra rapidement repartir à la hausse, grâce au faible temps de cycle du pétrole non-conventionnel et à la solidité de l'écosystème américain. Politiquement, Moscou, qui affichait de viser les Etats-Unis, aura alors partiellement manqué sa cible. Mais si la production recule au Venezuela, en mer du Nord, au Canada ou au Brésil, le marché sera en partie rééquilibré et l'objectif économique du Kremlin -et de Riyad - sera au moins partiellement atteint à mesure que la demande repartira.

Donald Trump pourrait-il décider de préserver la production américaine, sur le modèle des pays de l'Opep ou de la Russie ?
Trump sait qu'il doit faire quelque chose pour aider l'industrie pétrolière du Texas, un Etat clef pour les élections de novembre. Il n'a pas le pouvoir de décréter un niveau de production pour le pays mais il peut bannir certaines importations de pétrole ou les taxer pour protéger la production nationale. C'est une menace qu'il peut brandir pour inciter l'Arabie saoudite à atténuer la guerre des prix.


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 Sujet du message: Re: Pétrole, Opep, Russie, Etats-Unis
MessagePosté: Ven 24 Avr 2020 22:56 
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Cédant à la pression de Donald Trump, l’Opep et ses alliés, la Russie et le Mexique notamment, ont annoncé, dimanche 12 avril, être parvenus à un accord pour diminuer leur offre de pétrole. « C’est un petit chef-d’œuvre de la diplomatie trumpienne », note l’économiste Philippe Chalmin.

Manque le lien et on ne cite pas un article en entier : https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/petrole-la-treve-entre-la-russie-et-larabie-saoudite-stoppe-la-chute-des-cours-1194427

Citation:
Pétrole : la trêve entre la Russie et l'Arabie saoudite stoppe la chute des cours
Par Vincent Collen (Les Echos)
Publié le 13 avr. 2020

C'est un cessez-le-feu, mais la planète pétrole, secouée par le choc de la pandémie, est toujours en guerre. L'Arabie saoudite et la Russie sont parvenues à s'entendre , après un long mois de bataille des prix et des parts de marché qui a vu les cours du brut retomber au plus bas depuis près de vingt ans. Les treize pays de l'Opep et leurs alliés menés par Moscou ont annoncé dimanche soir qu'ils réduiraient leur production de près de 10 millions de barils par jour à partir du 1er mai, et pendant deux mois.
Les barils ainsi soustraits au marché représentent 10 % de l'offre mondiale, un montant sans précédent dans l'histoire de l'or noir. La Russie et l'Arabie saoudite vont assumer la moitié de l'effort, réduisant chacune leur production de 2,5 millions de barils, une baisse de plus de 20 %.


Le lien : https://www.la-croix.com/Economie/Monde/accord-historique-reduire-loffre-petrole-2020-04-13-1201089176 Et on ne copie pas un article en entier !

Citation:
Un accord historique pour réduire l’offre de pétrole
Par Jean-Claude Bourbon (La Croix)
Publié le 13 avril 2020

Une baisse historique de la production de pétrole. L’Opep et ses alliés, la Russie et le Mexique notamment, ont annoncé, dimanche 12 avril dans la soirée, être parvenus à un accord pour diminuer leur offre de 9,7 millions de barils par jour (mbj) en mai et en juin. L’objectif est de tenter d’enrayer la chute des cours, qui ont été divisés par deux depuis le début de l’année.
Cela représente environ 10 % de l’offre mondiale de brut et un quart de la production moyenne des pays signataires. Il s’agit de la réduction « la plus importante en volume et la plus longue en durée » jamais mise en œuvre par le cartel et ses partenaires (Opep +), a affirmé le secrétaire général de l’Opep Mohammed Barkindo.
Ces nouveaux quotas passeront à 7,7 millions mbj au second semestre, puis à 5,8 millions, jusqu’en mai 2022.
Beaucoup d’analystes restent néanmoins sceptiques quant à l’impact de cette décision sur les prix du brut, compte tenu de l’ampleur de la crise actuelle.


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 Sujet du message: Re: Pétrole, Opep, Russie, Etats-Unis
MessagePosté: Jeu 14 Mai 2020 20:45 
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Le prix du pétrole repart à la hausse. La demande repart doucement et la production recule rapidement dans les pays de l'Opep et en Amérique du Nord. Les stocks restent à un niveau record mais amorcent un reflux. Le cours du brent a bondi de plus de 50 % depuis le plus bas du 21 avril.


Source : Les Echos https://www.lesechos.fr/finance-marches ... ur-1202895


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