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 Sujet du message: Re: Négrologie, pourquoi l'Afrique meurt
MessagePosté: Mer 15 Juil 2009 13:47 
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une question : pourquoi nous Européens serions nous plus fondés que les Africains à trouver les voies du développement politique et économique de l'Afrique ? et puis il y a suffisamment d'exemples de réussites complètes ou partielles ou d'échecs de plan de développement pour que les décideurs, les intellectuels,les peuples d'Afrique choisissent en fonction des circontances propres à chaque pays ou région les voies qui leurs semblent les plus adaptées.

Je crois beaucoup à l'idée de subsidiarité : que chaque région ou micro-région cherche sa voie sans chercher à bâtir des visions continentales.

Si on me demande nénamoins mon avis, je dirais (sous la réserve qui précède) de façon un peu inhabituelle que la corruption n'est sans doute pas le problème le plus grave. La côte d'Ivoire d'Houphouet était corrompue mais pourtant le pays allait plutôt sur la bonne route. la corruption n'a pas empêché le développement de la Thailande ou de la Corée du Sud ...

Le problème serait peut-être celui du travail. Le travail n'est pas une valeur positive en Afrique noire mais souvent au contraire un phénomène honteux. Est honorable : le pouvoir, le succès guerrier, la performance amoureuse... Travailler est le fait des esclaves et des femmes. Bien des hommes africains sont prêts à souffrir terriblement au combat (combattre par des températures extrêmes n'est pas une plaisanterie) - mais pas au travail. Il n'y pas là matière à plaisanter ni à s'étonner : en France il faudra attendre Sully pour qu'un homme d'Etat reconnaisse la valeur du travail et Richelieu celle du commerce (et encore étaient ils crus ?)...Bien des Africains pensent comme la société d'avant 1789... La colonisation a d'ailleurs aggravé les choses en recourant au "travail forcé" - c'est-à-dire en parant de la noblesse "moderne" l'idée traditionnelle que le travail est une activité servile et honteuse.

Houphouet avait joué en revanche un rôle positif en multipliant les hommages aux "planteurs"
(petits producteurs de cacao) et en accueillant généreusement les travailleurs immigrés de Haute Volta - et en marginalisant l'armée - donnant ainsi l'idée d'une réussite qui ne soit pas fondée sur la violence... avec au final pourtant le résultat qu'on sait ...


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 Sujet du message: Re: Négrologie, pourquoi l'Afrique meurt
MessagePosté: Mer 29 Juil 2009 12:32 
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J'ajoute un point pour préciser que j'ai été très frappé en Afrique (francophone) par l'emprise psychologique de l'Europe. La colonisation puis la "coopération" mise en place en 1960 ont eu en gros 3 effets de mon point de vue (parfaitement subjectif)

- habituer les Africains à considéer que les Blancs étaient des experts qui avaient répose à tout
- habituer les Africains à penser que le développement revenait à imiter da srtous les domaines les pratique européennes
- accréditer que l'Afrique est trop pauvre pour se développer et ne pourra progresser (sur le plan économique, social, culturel et politique) qu'avec l'aide occidentale.

Ces trois éléments peuvent se défendre mais ils conduisent à une grave déresponsabilisation des Africains (dirigeants et population) qui ne font pas l'effort de bâtir une vision qui à la fois leur soit propre et soit réaliste...

J'ai trouvé cet article sur le blog "politique au sénégal" (extrait du sud quotidien par un certain "Alissoutain" - un peu excessif mais qui dynamise le débat ...:

"L'Africain a peur de l'avenir. Au lieu de travailler pour s'élever à la dignité, il préfère trouver des boucs émissaires à son retard. Et pendant qu'il évoque des événements surannés comme la traite négrière pour expliquer ce retard, ses propres frères s'entretuent à coup de hache et s'enterrent vivant pour un morceau de territoire ; pendant qu'il crie famine, il continue à faire une ribambelle d'enfants qu'il abandonne à l'errance et à la délinquance, faute de pouvoir les entretenir.

Les intellectuels africains, très peu nombreux sur le continent du fait notamment de la fuite des cerveaux et de forte concurrence de la superstition, ont la charge d'accompagner la renaissance de l'Afrique mais pêchent par orgueil et malhonnêteté.
Les intellectuels africains sont, pour la plupart, des émotifs et des trompeurs. Ils évitent de dire la vérité historique et se contentent de rabâcher des mots que les gens qui croient encore en eux veulent bien entendre. Certains d'entres eux ont chanté la beauté de l'Afrique et de l'africaine, mais se sont empressés de s'attacher à une femme blanche et, après leur service en Afrique, sont restés en Europe jusqu'à ce que la mort les y surprenne.

Si les négriers ont pu braver l'océan et pénétrer si facilement en Afrique pour ramasser nos ancêtres comme des sardines et les parquer dans des navires avec la complicité de traîtres africains friands de pacotilles, c'est parce que l'Afrique avait déjà accusé un immense retard sur l'Occident avant même la traite négrière. Si le colonisateur a pu entrer allègrement en Afrique pour dompter les peuples, les réduire à de simples sujets et à leur imposer une langue qu'ils continuent encore à balbutier, c'est parce que l'Afrique avait déjà accusé un retard sur l'Europe.

Cela, les intellectuels africains le savent, mais se gardent de le dire. Ils refusent d'admettre que le seul pays d'Afrique Noir qui émerge du lot du point de vue de l'organisation économique, est celui qui n'a pas été dirigé par des africains, en l'occurrence l'Afrique du Sud. Ils se gardent de dire que l'Afrique Noire réunie, immense et riche de ressources naturelles, est économiquement en deçà d'un petit pays européen comme la Belgique. Ils préfèrent disperser leurs forces en portant plainte contre « Tintin au Congo », en faisant le procès des discours racistes de Sarkozy, bref, ils s'enlisent dans l'émotion et oublient les batailles urgentes qu'ils doivent mener pour relancer l'Afrique et laver l'humiliation dont elle dit être l'objet.

Les intellectuels africains refusent de critiquer l'Afrique et s'offusquent quand d'autres le font à leur place. Il en est ainsi de l'inflation nataliste. Les observateurs européens qui ont osé dénoncer la tendance désinvolte des africains à faire un nombre d'enfant excessif compte tenu de leur condition modeste ont essuyé une riposte émotive farouche de la part des intellectuels africains.

A la malhonnêteté vient se greffer l'égoïsme. Des chercheurs, européens et américains notamment, ont sacrifié leur vie, au sens propre du mot, pour trouver des formules et des recettes qui aujourd'hui encore profitent à l'humanité toute entière. L'Africain lui cache son savoir si bien que lorsqu'il meurt, c'est « une bibliothèque qui brûle ». L'Afrique regorge d'une expertise féconde en matière de pharmacopée, mais les détenteurs de ce trésor le gardent jalousement et n'en font même pas profiter leur propre frère.

Il est vrai cependant que l'environnement culturel africain n'est pas toujours favorable à l'éclosion d'un esprit scientifique. On y retrouve des diplômés, mais peu d'intellectuels. L'aliénation de l'individu au groupe, poussé à l'extrême, inhibe l'affirmation des talents. Le tout fonctionne comme un panier à crabe où celui qui veut émerger est tiré par le bas par ses pairs. L'individu qui échappe et réussit est tenu de nourrir tout le groupe. Ainsi, il ne peut épargner en vue de placements bénéfiques. Il n'est pas étonnant que c'est lorsqu'il voyage en occident que l'Africain est à même de donner le meilleur de lui-même. Beaucoup de savants, de poètes et de chercheurs africain n'ont pu briller qu'en s'exilant loin de leur terre natale.

Il est donc évident que le développement de l'Afrique ne relève pas seulement d'une panoplie de recettes savantes comme le rééquilibrage de la balance des paiements, la croissance à deux chiffres, etc ; c'est une question de comportement et d'attitude face à la difficulté. "


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 Sujet du message: Re: Négrologie, pourquoi l'Afrique meurt
MessagePosté: Sam 1 Aoû 2009 14:48 
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Cette anlyse de Alissoutain est fort intéressanre et me parait fort juste. Dans la ville universitaire allemande où je vis, je rencontre des étudiants en fin d'étude ou des chercheurs africains francophones. Ce sont des individus séduisants par leur niveau de culture, leur intelligence et leur côté sympathique. Le plus attristant, c'est qu'ils font tous des analyses lucides sur les problèmes de l'Afrique, mais qu'une fois revenus chez eux ils ne seront pas le levain de la pâte car ils seront repris par le système familial, clanique ou tribal qui les fera rentrer dans le moule comme l'écrit fort justement l'article.

_________________
" Jeune homme, la France se meurt, ne troublez pas son agonie "
(Renan à Déroulède)


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 Sujet du message: Re: Négrologie, pourquoi l'Afrique meurt
MessagePosté: Sam 1 Aoû 2009 23:47 
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Dans un discours récent, Obama a dit des choses très justes aux Africains. Thème général: "essayez et nous vous aiderons."

S'il a mentionné le fait que l'Afrique a été pillée et maltraitée, il a aussi posé clairement que les Africains étaient responsables d'eux-mêmes et qu'on ne peut attribuer aux Occidentaux tous les malheurs du continent.

"Les pays riches ne sont pas responsables de la destruction de l'économie du Zimbabwe" ou encore " lorsque j'étais enfant, le PIB du Kenya était le même que celui de la Corée du Sud."


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 Sujet du message: Re: Négrologie, pourquoi l'Afrique meurt
MessagePosté: Dim 2 Aoû 2009 09:54 
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Il a tenu d'ailleurs ce même discours de responsabilisation aux noirs américains.


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 Sujet du message: Re: Négrologie, pourquoi l'Afrique meurt
MessagePosté: Jeu 10 Sep 2009 15:41 
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Quand un acteur de la FrancAfrique se lâche et raconte les dessous du lâchage de Bockel : http://blog.rtl.fr/aphatie/20090907/robert-bourgi-invite-de-rtl-ce-matin-07-09.html

Citation:
L’invité de RTL, ce matin, à 7h50, était inhabituel. Robert Bourgi est avocat. Lui même reconnaît que ses plaidoiries sont rares. Son savoir faire est singulier. Grand connaisseur du continent africain, disciple de Jacques Foccart, il oeuvre dans la zone grise des relations que la France entretient avec ses anciennes possessions coloniales, Gabon, Côte d’Ivoire, Sénégal, etc.

L’élection présidentielle qui vient de se dérouler au Gabon, et qui a vu la victoire d’Ali Bongo, fils d’Omar, a été un prétexte pour lancer l’invitation. Celle ci correspondait à une envie ancienne. Plusieurs articles, parus ces derniers mois dans Le Point et Le Monde notamment, ont révélé à beaucoup de gens, et en tout cas à moi, le rôle de Robert Bourgi auprès de Nicolas Sarkzoy et Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée. Aux naïfs, dont j’étais, qui pensaient que les relations de la France avec l’Afrique passaient désormais par les canaux officiels, ces papiers démontraient que les vieilles habitudes demeuraient et que les pays africains francophones continuaient, continuent, de bénéficier d’un traitement particulier.

UN homme avait tenté, dans un passé récent, de normaliser ces relations. Il s’agit de Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Coopération dans le deuxième gouvernement Fillon. Mal lui en a pris. Omar Bongo, alors président du Gabon, a demandé et obtenu sa tête de la part de Nicolas Sarkozy. Un papier, signé par Hervé Gattegno, dans Le Point, le 27 mars 2008, a raconté tout cela dans le détail. Et c’est ce papier qui révélait, en tout cas pour moi, le rôle du messager entre Nicolas Sarkozy et Ali Bongo, Robert Bourgi donc, avocat, confident, intermédiaire, personnage secret et théâtral, homme de réseaux et d’influence, un personnage de ces temps que l’on croyait révolu.

De loin en loin, son nom est revenu. L’homme qui s’était réfugié si longtemps dans l’ombre rencontrait visiblement beaucoup de journalistes. Le projet de l’inviter me trottait donc dans la tête et vendredi, je suis passé à l’acte.

Parfois, les chemins sont complexes pour contacter telle ou telle personne. Concernant Robert Bourgi, elles ont été très simples. Vendredi matin, j’ai tapé son nom sur l’annuaire, puis j’ai appelé son secrétariat à qui j’ai confié mon numéro de portable. Vendredi soir, Robert Bourgi m’a rappelé. Il a accepté aussitôt le principe d’une invitation que j’ai formalisé samedi en lui indiquant que nous serions heureux de l’accueillir à l’antenne ce lundi matin.

Il était clair, me semble-t-il, en entendant Robert Bourgi, ce matin, sur l’antenne de RTL, que son univers n’est pas le notre. Le sien est tissé par la culture africaine, nourri par les histoires qu’elle génère, alimenté aussi par des secrets que l’on ressent de manière presque palpable mais qui demeurent à leur état primitif.

Le phrasé, le rythme, les références historiques, cette manière si typique de se perdre dans les détails, tout cela disait bien, ce matin, l’univers particulier, et pratiquement parallèle qui est celui de Robert Bourgi. Permettre à des auditeurs d’entendre tout cela, même si le décryptage est impossible, représente en soi une information. Chacun de ceux qui a entendu Robert Bourgi ce matin sait que la diplomatie française officielle n’épuise pas le sujet des relations que l’Etat français entretient avec les pays africains.

Le passage le plus étonnant de l’entretien, et donc le plus fort, est celui ou Robert Bourgi décrit les conditions du limogeage de Jean-Marie Bockel du secrétariat d’Etat à la Coopération. L’épisode avait déjà été décrit. On avait déjà lu et entendu qu’Omar Bongo, feu président du Gabon, avait demandé et obtenu sa tête auprès de Nicolas Sarkozy. Mais en entendre le détail dans la bouche d’un des acteurs de la scène constitue un moment assez rare et particulier. Robert Bourgi a expliqué, sans fard, comment un chef d’Etat étranger avait obtenu le limogeage d’un ministre, un peu comme on congédiait un valet dans les temps anciens, et son remplacement par quelqu’un de sans doute plus docile, ou davantage à l’écoute des intérêts d’une part de l’Afrique dont la logique secrète risque de le demeurer longtemps.

Le récit n’est finalement à l’honneur de personne, notamment pas de Jean-Marie Bockel, promené depuis du secrétariat d’Etat aux Anciens combattants à celui de la Justice qu’il occupe désormais, sans que l’on sache exactement quel est son rôle à ce poste. Par ailleurs, on se demande comment Bernard Kouchner, ministre en titre des Affaires étrangères supporte, non pas ces incursions dans son domaine ministériel, mais le fait que son auteur ait décidé, désormais, de s’exprimer publiquement.


En fait, on peut se demander qui est le maître de ce jeu, les chefs d'États Africains qui peuvent se permettre de demander et d'obtenir la tête d'un ministre français ? Le président français qui fait "carpette" en échange de quelles faveurs ? La donne a changé et on peut se demander qui dirige quoi et pourquoi :
Citation:
Le plus affligeant est que cette stratégie du cynisme n'est plus que l'ombre de ses modèles gaullien ou mitterrandien, comme l'a illustré la pantalonnade de l'élection présidentielle gabonaise. Maîtres chanteurs, les gouvernements africains qui exigent le soutien de la France la dénigrent en public en brandissant à qui mieux mieux le spectre du colonialisme. Et les peuples qui vénéraientla France protectrice la renient pour invoquer la tutelle américaine ou chinoise. Certes, l'angélisme enfariné ne tient pas la route en géopolitique, et la realpolitik la plus cynique peut se justifier par sa nécessité et son efficacité. Mais renoncer à la vertu pour garder la puissance, et se retrouver dépouillé de l'une et de l'autre, voilà qui ressemble à une piteuse fin de partie. Car ce n'est plus la France qui profite de cette tutelle archaïque, ce sont quelques intérêts particuliers. La Françafrique est morte comme diplomatie efficiente, elle perdure comme entreprise privatisée.

Jean-Marie Bockel avait donc bien raison de chercher une fin pour cette politique, comme Nicolas Sarkozy était dans le juste en promettant la rupture, là-bas comme ici, durant sa campagne. L'apostasie africaine du président est l'une des plus grandes déceptions de sa géopolitique. "Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire", affirma le président dans son fameux discours de Dakar, le 26 juillet 2007. Et si le drame de la France en Afrique était de ne pas être assez sortie de son histoire pour avoir le courage d'en écrire une autre?


http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/gabon-banania-a-l-elysee_785842.html?xtor=RSS-186

Ne serait-il pas temps de mettre fin à cette mascarade, pes seulement pour sauver les Africains, mais aussi pour sauver les Français ?

_________________
Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable


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 Sujet du message: Re: Négrologie, pourquoi l'Afrique meurt
MessagePosté: Jeu 10 Sep 2009 18:52 
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Narduccio a écrit:
(...) Mais renoncer à la vertu pour garder la puissance, et se retrouver dépouillé de l'une et de l'autre, voilà qui ressemble à une piteuse fin de partie. Car ce n'est plus la France qui profite de cette tutelle archaïque, ce sont quelques intérêts particuliers. La Françafrique est morte comme diplomatie efficiente, elle perdure comme entreprise privatisée.

Voila qui est bien écrit, et qui dit beaucoup en peu de mots. Une belle synthèse.

Avec le corollaire que j'ai souvent affirmé ici : nos relations anciennes avec l'Afrique noire nous valent des demandes systématiques de l'ONU - et des africains eux-mêmes - quand il s'agit d'envoyer des Casques Bleus, des critiques permanentes pour nous accuser de tous les maux (néo-colonialisme, etc...) pendant que Chinois et Américains font des affaires.

Au fond, ce que dit Jean-michel Aphatie, c'est que la France (l'Etat français) n'a plus de politique en Afrique. C'est tout de même paradoxal quand on pense à l'importance de la langue française sur ce continent.


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 Sujet du message: Re: Négrologie, pourquoi l'Afrique meurt
MessagePosté: Ven 11 Déc 2009 12:04 
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Cela fait cinquante ans que l'Occident injecte des milliards en Afrique (nord comme sud) avec peu de résultats concrets sauf un peu son propre appauvrissement.
Aigle a écrit:
Par exemple ils n'ont pas la notion de "service public" ou d'"intérêt général".
La seule vraie voie pour un peuple est de suivre sa propre voie, pas celles qu'on lui propose. Celles des nations d'afrique qui ont persévéré et ont tenté vraiment l'aventure ont prospéré (relativement).
pierma a écrit:
Il est décidément impossible de faire quoi que ce soit avec ces gouvernements, faisons ce qu'on peut en direct.
:? Les Européens n'ont été aidés par personne, la Chine non plus, et assez peu pour le Brésil et autres sud amériques.
:idea: Avant tout les africains doivent s'aider eux-même.
:!: Les Autres ne sont là que pour leurs propres intérêts, aussi gentils soient-ils...
:mrgreen: Du coup je vous pose la question: pourquoi devrais-je aider l'Afrique?... sinon ceux des africains que je connais personnellement?


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 Sujet du message: Re: Négrologie, pourquoi l'Afrique meurt
MessagePosté: Ven 11 Déc 2009 13:26 
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C'est facile d'accuser sans arrêt les européens, mais ça l'est tout autant de tout reprocher aux africains. Ce que "l'occident" pourrait faire?
- Arrêter d'innonder ces pays avec nos propres produits (alimentaires entre autre)
- Arrêter de leur faire restreindre les dépenses publiques, qui ne leur permettent pas de remplir leurs besoins les plus élémentaires
- Arrêter le soutien à certains dictateurs. Mobutu par exemple a été soutenu (Guerre froide, certes), on n'a pas affaire à un régime dur qui développe le pays, mais à un dirigeant fou qui ne pense qu'a son intérêt personnel le plus strict.

En gros, cesser de leur imposer nos normes néo libérales, alors qu'ils n'y sont absolument pas prêt!


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 Sujet du message: Re: Négrologie, pourquoi l'Afrique meurt
MessagePosté: Ven 11 Déc 2009 13:59 
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Quelqu'un a t'il lu le livre de Dambisa Moyo, ex de la Banque mondiale et de Goldman Sachs, "Dead Aid, Why Aid is not Working.." où l'auteur met en accusation l'aide occidentale comme néfaste pour l'Afrique?

http://www.ifrap.org/Pourquoi-l-aide-hu ... ,1162.html


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