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 Sujet du message: La Turquie à la croisée des chemins
MessagePosté: Dim 21 Sep 2014 19:35 
Où en est la Turquie ?

Sur la défensive depuis le coup d'Etat égyptien qui a éjecté du pouvoir ses alliés frères musulmans, relativement isolée des pétromonarchies du Golfe à cause de ces mêmes Frères musulmans, en quasi-rupture avec Israël, enragée de voir son ennemi Bachar se maintenir au pouvoir en Syrie, la Turquie semble un peu perdue... Et elle mène un jeu très trouble avec l'Etat Islamique :
http://www.lorientlejour.com/article/887134/la-retenue-de-la-turquie-dans-la-lutte-anti-jihadiste-inquiete-ses-allies.html

A l'échelle plus globale, on note une lente mais certaine distanciation avec l'Occident et un rapprochement avec le pôle eurasien qui se met en place autour de la Russie et de la Chine (proposition de ne plus commercer en dollars dans leurs échanges bilatéraux, ouverture envers l'Organisation de Coopération de Shanghai). Mais le soutien voilé à l'Etat Islamique empêchera tout rapprochement durable avec la Russie tandis que les critiques d'Ankara sur la politique chinoise au Xinjiang ont été très mal perçues à Pékin.

La Turquie semble se trouver dans une position très incertaine, à la croisée des chemins. A votre avis, quelle direction prendra-t-elle ?


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 Sujet du message: Re: La Turquie à la croisée des chemins
MessagePosté: Mar 23 Sep 2014 13:29 
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La Turquie poursuit son repositionnement international en se démarquant du bloc américain et en se rapprochant des pays musulmans. Elle pense trouver ainsi une place centrale et plus conforme à son évolution de sa politique intérieure, sans oublier sa déception d'être écartée de fait de l'Union européenne. L'objectif: retrouver la puissance de l'empire ottoman en copiant cette fois l'occident sur le plan technique et économique, tout en rejetant ses idées et sa morale.

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 Sujet du message: Re: La Turquie à la croisée des chemins
MessagePosté: Mar 23 Sep 2014 13:42 
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Alain.g a écrit:
La Turquie poursuit son repositionnement international en se démarquant du bloc américain et en se rapprochant des pays musulmans. Elle pense trouver ainsi une place centrale et plus conforme à son évolution de sa politique intérieure, sans oublier sa déception d'être écartée de fait de l'Union européenne. L'objectif: retrouver la puissance de l'empire ottoman en copiant cette fois l'occident sur le plan technique et économique, tout en rejetant ses idées et sa morale.


On oublie pas le positionnement "défenseur des peuples turcs" ? De plus, elle se rapproche de certains peuples musulmans sunnites. Mais, elle semble garder un peu de distance d'avec l'Iran. Le point d’achoppement dans leurs relation semblant être le soutien au régime de Bacchar el-Assad. La Turquie désirant sa chute, alors que l'Iran reste l'un de ses derniers soutien sur le plan international.

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Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable


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 Sujet du message: Re: La Turquie à la croisée des chemins
MessagePosté: Jeu 25 Sep 2014 02:05 
Narduccio a écrit:
De plus, elle se rapproche de certains peuples musulmans sunnites. Mais, elle semble garder un peu de distance d'avec l'Iran. Le point d’achoppement dans leurs relation semblant être le soutien au régime de Bacchar el-Assad. La Turquie désirant sa chute, alors que l'Iran reste l'un de ses derniers soutien sur le plan international.
Les Turcs (Turquie, Azerbaïdjan, Ouzbékistan...) et les Perses (Iran, Tadjikistan) sont traditionnellement rivaux au Moyen-Orient et en Asie centrale.
Dans les années 90, l'Iran des ayatollahs n'a pas hésité à soutenir l'Arménie chrétienne contre l'Azerbaïdjan musulman. En Asie centrale, Téhéran a toujours été proche des Tadjiks (même si ces persanophones sont sunnites). Où l'on retrouve d'ailleurs l'alliance en forme de pentagone géographique : Inde-Tadjikistan-Russie-Arménie-Iran.

A cela s'ajoute la rivalité entre l'Iran et la Turquie, deux poids-lourds de la politique moyen-orientale aux intérêts stratégiques divergents. Toutefois, cette traditionnelle opposition a un peu perdu de pertinence ces dernières années, il y a parfois des surprises. Ainsi, les Frères musulmans, meilleurs alliés de la Turquie d'Erdogan, avaient appelé à un rapprochement avec l'Iran (ce qui avait d'ailleurs provoqué la fureur des Saoudiens qui avaient alors soutenu le coup d'Etat de l'armée égyptienne). A plus long terme, l'inclination d'Ankara envers les structures d'intégration eurasiatiques (OCS, Union eurasienne) ne peut que rapprocher l'Iran de la Turquie.


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 Sujet du message: Re: La Turquie à la croisée des chemins
MessagePosté: Dim 28 Sep 2014 07:21 
Je voudrais signaler ce très bon reportage sur la frontière syro-turque :
http://www.grands-reporters.com/Djihad-le-double-jeu-de-la-Turquie.html

Y est notamment abordé le double-jeu de la Turquie vis-à-vis des djihadistes. Extrait :

Avec Erdogan, Premier ministre sunnite, s’ajoute une vilaine guerre des symboles. On construit un troisième pont sur le Bosphore, « nommé Selim, du nom du sultan célèbre pour… avoir fait trois guerres contre les Alaouites ». Kemal fulmine. « Mille ans que les sunnites veulent nous massacrer ! Chez nous, pas de hijab, pas de burka. Et notre gouvernement soutient, contre la Syrie laïque, les barbus d’Al-Nosra et d’Al-Qaida qui traitent nos femmes de putes dans les rues d’Antioche et croient qu’en égorgeant nos enfants ils iront au paradis ? » Kemal abat ses deux mains énormes sur la table : « Assez ! » Autour de lui, le barbu et le rouquin approuvent. A Istanbul, un intellectuel m’avait prévenu : « Toute la région est une grenade dégoupillée. »

Reyhanli, la porte des djihadistes

Ce matin du 11 mai dernier, Ali approche de la grande poste où il doit déposer son courrier. Soudain lui revient à l’esprit une course urgente… et il poursuit son chemin. « Sept à huit minutes plus tard, tout l’immeuble explosait », dit Ali. Voiture piégée. Comme celle posée devant la mairie. Bilan du double attentat : une cinquantaine de morts. La guerre faisait ses premiers pas à la frontière turque.

Aujourd’hui, la poste est un vaste chantier et à la place de la mairie s’élève un immeuble flambant neuf. Istanbul a arrêté des Alaouites censés être « la main d’Assad ». Effacer tout, vite ! A une heure d’Antioche, Reyhanli vit collé au poste-frontière syrien de Bab al-Hawa. La Syrie est là, à 200 mètres. La ligne coupe la colline, après le champ de coton blanc posé sur une terre noire et fertile. Un grillage, du barbelé, un fossé qu’on élargit, un camion de militaires qui patrouillent et un tank posé en sentinelle. Pas besoin de tendre l’oreille, les détonations sont claires. De l’autre côté, on se bat à la kalachnikov et au lanceroquettes.

La moitié des nouveaux habitants de Reyhanli sont des Syriens réfugiés. Dans les cafés, des groupes d’hommes pâles et barbus sont en conciliabule et la rue résonne du bruit des bus qui crachent des foules de paysannes en noir surmontées de valises éventrées. Vendeurs ambulants, commerçants, serveurs, taxis, clients, le trottoir sonne arabe. « Reyhanli est surpeuplé », grince Ali. Les autres ont la même religion et confession, sunnite, mais pas les mêmes moeurs. Ils dorment le jour et travaillent la nuit, aiment sortir le soir, traîner dans les cafés et conduisent à la syrienne. Ali renâcle mais accepte : « Le Prophète a dit : “On ne peut pas dormir l’estomac plein quand votre voisin a faim.” Va pour les frères réfugiés… mais pas les autres. »

Les autres ? Ils portent caftan et calot sur la tête, parlent parfois un mauvais arabe mais sont riches, disent qu’ils font du business et n’achètent rien. Des Afghans, des Maghrébins, des Irakiens, des « Tchétchènes », des Libyens, des Canadiens ou des Saoudiens. « La frontière sert de base arrière aux combattants islamistes sunnites », dit Cellal Baslangic, expert de la région. A l’aéroport d’Antioche, les djihadistes d’Al-Nosra et d’Al-Qaida débarquent en rangs serrés et passent une sécurité pourtant intraitable. Alep en guerre est à moins de deux heures. Au début, ils partaient même y faire le coup de feu avant de revenir dormir en ville. Et faire soigner leurs blessés. Istanbul ferme les yeux, soutient, encourage. Histoire pour Erdogan l’islamiste sunnite « d’arracher les ongles d’Assad » l’Alaouite. Hommes, armes, médicaments, argent, tout passe en Syrie. Au risque d’une contagion de la guerre. La Turquie d’Erdogan joue un jeu dangereux.


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 Sujet du message: Re: La Turquie à la croisée des chemins
MessagePosté: Dim 1 Nov 2015 09:46 
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« Vous êtes tous des Arméniens, sortez qu’on vous attrape ! » Avec Erdogan, l'armée turque a une curieuse manière de commémorer des génocides de 1915 officiellement niés... Décidément, les fondamentaux de l'Empire ottoman échappent à Erdogan :
Citation:
« Ils étaient une vingtaine et ressemblaient à des Rambo », dit-il. […] C’est là que les snipers se postaient. […]
Après neuf jours de siège, Cizre panse ses plaies. La ville turque de 120 000 habitants, située à 2 kilomètres de la frontière syrienne et à une trentaine de la frontière irakienne, sort d’une punition collective. Un déluge de feu infligé par Ankara. Son péché ? Être le berceau des Kurdes de Turquie. Ceux du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), interdit dans le pays. […] C’est aussi la région des combattants qui partent lutter contre Daech de l’autre côté de la frontière. Ceux-là mêmes qui ont chassé l’an passé l’État islamique de Kobané, en Syrie, avec l’aide de l’aviation américaine. Des rebelles loués par l’Occident pour leur bravoure.

Or les voilà aujourd’hui pilonnés par les canons turcs ! Un châtiment voulu par le président Recep Tayyip Erdogan, 61 ans, effrayé à l’idée de voir les Kurdes établir une région autonome entre la Turquie et la Syrie. L’intéressé tente aussi un coup machiavélique : remporter les législatives de novembre en rallumant la guerre contre le PKK. Un conflit vieux de trente ans et susceptible de souder son opinion nationaliste. Fort d’une majorité absolue, il prévoit ensuite de changer la Constitution et d’introduire un régime présidentiel selon la « tradition turco-ottomane ». Autrement dit, installer des institutions à sa botte et s’ériger en nouveau sultan. « Il pourra ainsi étouffer les dossiers de corruption qui ne demandent qu’à sortir », souligne Ahmet Insel, professeur de sciences politiques à l’université de Galatasaray, à Istanbul.

Pour l’heure, le scénario fonctionne. Sa campagne contre le PKK ne suscite qu’un silence gêné de Washington et des capitales européennes. Le président turc, il est vrai, a su amadouer son partenaire américain en lui concédant l’utilisation d’une base aérienne non loin des fiefs de Daech. […] Au moment où la Turquie, membre de l’Otan et candidate à l’Union européenne, doit combattre Daech aux côtés de ses alliés, Erdogan envoie ses F16 bombarder les villages kurdes. Depuis deux mois et demi, l’aviation turque a effectué trois sorties contre l’EI et plus d’un millier contre le PKK. Parmi ses cibles : les villes de Diyarbakir, Silvan, Hakkari et même les montagnes du Qandil, en Irak. Avec parfois des mises en scène sordides. A Sirnak, un véhicule militaire a traîné sur plusieurs centaines de mètres le cadavre d’un Kurde de 24 ans. Pour l’exemple. Certes, en face, le PKK riposte. Et multiplie les assassinats de militaires. […] Mais si cette guerre continue, la Turquie est menacée d’éclatement. » Témoin, l’attentat survenu à Ankara au cœur d’une manifestation prokurde (97 morts) et dont on ignore qui sont les commanditaires. […] Pas de quoi troubler le président Erdogan. « Nous avons tué plus de 2 000 rebelles et nous n’arrêterons pas », prévient-il.

Des rebelles ? Possible. Mais surtout des civils. Il suffit de sillonner Cizre et de longer ses façades criblées d’impacts de balles et de roquettes. […] Ce jour-là, elle entend aussi des voix dans les haut-parleurs. « Vous êtes tous des Arméniens, sortez qu’on vous attrape ! » Deux cents véhicules blindés et 5 000 membres des forces spéciales fondent alors sur la ville. On compte les premiers morts.

Au troisième jour du siège, Cemile Cagirga, 10 ans, s’écroule devant son portail. Il est 20 h 30. La balle d’un sniper lui a perforé l’aisselle. « Elle m’a dit : “Oh, maman !” et elle est morte, raconte sa mère, Emine. […] La famille appelle une ambulance qui ne viendra pas, bloquée par les barrages militaires. […]

« Ceux qui sortent de chez eux sont des terroristes ! » assène pourtant Erdogan à la télé. Il en sera ainsi du vieux Mehmet, 75 ans, décidé à braver le couvre-feu pour aller chercher du pain. […]

Durant neuf jours, Cizre vit coupée du monde. Privée d’eau, d’électricité et de téléphone par l’armée. Des familles se terrent dans les caves, puisent dans leur réserve de riz et distribuent à chacun un demi-verre d’eau par jour. […]

L’armée prétend avoir tué 40 combattants du PKK, mais la population recense la mort de 21 civils. […]

Du coup, dans la crainte d’un nouvel assaut, Cizre se barricade. « La police n’a plus accès à 60 % de la ville », admet le député Faysal Sariyildiz. Tranchées, sacs de sable et blocs de pierre jalonnent les rues. La nuit, des jeunes cagoulés tiennent des check-points. « C’est la communauté qui m’a appris à m’en servir, dit l’un d’eux en brandissant un fusil de chasse. Mais je n’ai pas envie de rejoindre le PKK. »

[…] La ville se range sous la bannière du mouvement de guérilla fondé en 1978 et placé sur la liste des organisations terroristes par les Etats-Unis et l’UE. […] « Le PKK n’est plus seulement dans les montagnes. Il est dans les villes. » […] « Il y a un an, ma fille m’a expliqué qu’elle ne supportait plus les crimes de Daech et qu’elle n’irait pas à l’université. Elle m’a laissé sa bague de fiançailles et son portable, puis elle est partie », raconte la première. […] « On était heureux de voir les Américains à nos côtés en Syrie ! Pourquoi ne nous protègent-ils pas contre Erdogan ? Lui et Daech, c’est pareil ! »

Et, pour prouver le pacte noué avec les djihadistes, il évoque la dernière trahison du « sultan » : le cas de six combattants kurdes soignés en juillet à Ankara et remis par des agents turcs au groupe extrémiste Front Al-Nosra au poste-frontière syrien. […]

Face à la menace militaire, Cizre se mure, mais elle entend aussi s’autogérer. Mehmet Tunch, 38 ans, camionneur, dirige un conseil de la ville autonome composé de 80 représentants. « En 2009, j’ai fait quatre ans de prison pour avoir tenté de le mettre en place, mais cette fois j’irai jusqu’au bout. Et tout ça ne m’empêche pas d’être un citoyen turc ! » poursuit-il en montrant sa carte d’identité.

[…] Depuis la fin des années 80, des dizaines de villages soupçonnés d’abriter le PKK ont été vidés de leurs habitants. « Dachto, Maidin, Charafi… C’est à deux heures de route au nord et l’armée nous interdit d’y retourner », se lamente le vieil Abdoul, lui-même chassé en 1985. Autre revendication : la reconnaissance de la langue kurde, toujours bannie des écoles publiques. […] Sans parler des religieux, enclins à pratiquer la grève des mosquées. « Je reçois des sermons en turc rédigés par Ankara. Moi-même je les comprends à peine. Comment voulez-vous que j’organise la prière ? » déplore le mollah Saleeh.

Dans la rue, les gamins refusent aussi les ordres d’en haut. « Je ne vais pas à l’école parce que je veux parler kurde », dit l’un d’eux.

2015, Le Point 2249, 54-59

Pourtant, le despote Erdogan, passé factuellement au grade de tyran, a bonne presse et les superficiels médias occidentaux ou les médias arabes sunnites sectaires ne brandissent pas ses massacres comme ils agitent les violences israéliennes ou d'el-Assad.

Au moins, l'armée turque est capable de s'ébranler de nouveau, qui frappe désormais les Kurdes en Irak. Erdogan massacreur, menteur et traître, un cliché de "tête de Turc" ?
Citation:
Ce sont les camions du soupçon. Quatre véhicules interceptés par la police à moins de 100 kilomètres de la Syrie et transportant des armes. Le tout escorté par le MIT, le service de renseignements turc. Destinataire supposé : Ahrar al-Sham, un groupe extrémiste lié à Al-Qaeda et présent de l’autre côté de la frontière. L’affaire, révélée en janvier 2014, déclenche alors la colère d’Erdogan. « Qui se permet d’arrêter des camions d’aide humanitaire ? » Une sortie qui ne trompe personne. Car les enquêtes des médias d’opposition confirment le jeu trouble du pouvoir avec les djihadistes. Exemples ? La contrebande du pétrole syrien contrôlé par les groupes radicaux et acheminé en Turquie, ou ces photos d’avril 2014 montrant un commandant de l’EI soigné dans un hôpital dans le sud du pays. Ou encore celles prises en 2012 lors d’une rencontre entre Erdogan et un ex-responsable financier d’Al-Qaeda. Il y a enfin une rumeur : le piège dans lequel serait tombée la Division 30, un groupe de rebelles modérés formé par Washington et massacré par le Front Al-Nosra… à partir d’un tuyau donné par des agents turcs.

2015, Le Point 2249, 57


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 Sujet du message: Re: La Turquie à la croisée des chemins
MessagePosté: Dim 1 Nov 2015 19:25 
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En préférant les djihadistes aux Kurdes, Erdogan se prépare des mauvais jours à long terme. Pour l'instant, il n'y a décidément personne au sol face à Daesh, à part les Kurdes de Syrie et d'Irak qui défendent leur sanctuaire.


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 Sujet du message: Re: La Turquie à la croisée des chemins
MessagePosté: Lun 2 Nov 2015 12:48 
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C’est surtout la politique de Merkel qui est préoccupante dans ce contexte.
Le succès d’Erdogan conjugué avec l’appui de Merkel pour l’entrée de la Turquie dans l’UE rend très probable l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir en France et dans d’autres pays de l’UE.
Si la Turquie nostalgique de l’empire Ottoman rentre dans l’UE avec la complicité de Merkel qui d’autre serait en mesure d’endiguer leur idéologie religieuse ?
Comment bloquer l’entrée de la Turquie dans l’UE ? .... ou de s'en affranchir si elle y rentre ?
Sortir de l'UE serait la seule alternative.

Sachant que nous avons déjà la charia au cœur de l'Europe
Citation:
Près de 100 000 musulmans vivent en Thrace, dans le nord-est de la Grèce, près de la frontière avec la Turquie. Une grande majorité est d'origine turque et vit encore sous le régime de la charia, une exception de plus en plus remise en cause. –

http://info.arte.tv/fr/grece-la-charia- ... e-l-europe


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 Sujet du message: Re: La Turquie à la croisée des chemins
MessagePosté: Lun 2 Nov 2015 14:57 
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Soyez rassuré. La Turquie n'adhérera pas à l'UE.

Merkel n'a pas le pouvoir de forcer ses 27 partenaires à ratifier un traité d'adhésion. Et surtout, ses propres électeurs ne veulent pas d'adhésion de la Turquie et donnerait la majorité à l'AFD et à Pegida si jamais Merkel tentait de faire signer par l'Allemagne un traité d'adhésion.

Et comme le pouvoir du chancelier est beaucoup plus restreint que celui du président de la république en France, cela ne surviendra pas.


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 Sujet du message: Re: La Turquie à la croisée des chemins
MessagePosté: Jeu 26 Nov 2015 11:29 
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Localisation: Capicursinu-Sophia
Voir la perception d’intellectuels qui ont une certaine notoriété :
Géraud Poumarède
MCF à l’Université Paris IV Sorbonne (2004-2009)
Pour en finir avec la Croisade
Mythes et réalités de la lutte contre les Turcs aux XVI et XVII siècles,
http://www.observatoiredesreligions.fr/ ... artsuite=0

Dans un autre document que je n'ai pas retrouvé, de mémoire il me semble qu'il a une perception et une narration assez poétique du séjour touristique de Barberousse à Toulon.
Si on lui demandait de payer la facture, impayée de nos jours aux habitants, il n'aurait peut être pas la même perception idyllique.

Connaissant les tendances en Turquie, si ce type d’idéologie est distillée en permanence à la Sorbone, à l’ENA et à Sciences Po, on est en droit de se poser des question sur les stratégies à venir.


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