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 Sujet du message: Re: Endettement de la France, vers la faillite ?
MessagePosté: Mer 9 Sep 2009 16:24 
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Alain.g a écrit:
Il faudra bien pourtant réduire fortement les couts de revient des produits, sinon nous perdrons toutes nos industries et tous nos services délocalisables.



Et le fait que les ouvriers français soient les plus productifs au niveau mondial, ça rentre pas en ligne de compte ? C'est en fait l'explication principale sur le fait que notre industrie nous permet de tenir notre rang. Et cette productivité ne cesse d'augmenter. Ce qui explique aussi le dégagement de bénéfice de la plupart de nos grands groupes industriels. Or, une partie de cette productivité repose sur notre Code du Travail et sur le modèle français. De nombreuses industries qui ont cherché à augmenter la productivité en rognant sur le personnel l'ont payé très cher, ce qui explique que tout en râlant sur ce "Code" soit disant injuste, la pression pour le faire évoluer n'est pas immense. Sauf dans les petites structures où on paye plus cher sa présence.

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 Sujet du message: Re: Endettement de la France, vers la faillite ?
MessagePosté: Mer 9 Sep 2009 18:25 
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La productivité n' est élevée en France que parce que nous sommes l'un des pays sinon le pays, où l'on travaille le moins en nombre d'heures par an. A 25 heures par semaine elle serait encore plus forte, ce qui montre l'ambiguité du concept: une productivité forte conjuguée avec un cout de revient élevé et qui plombe des exportations en forte baisse. Quand aux grands groupes, leur bénéfice est grand en raison de leurs nombreuses productions à l'étranger. Si on compare la France avec les EU, ce dernier pays a une productivité forte, des couts de revient faibles et un endettement étatique élevé.

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 Sujet du message: Re: Endettement de la France, vers la faillite ?
MessagePosté: Mer 9 Sep 2009 18:50 
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Alain.g a écrit:
La productivité n' est élevée en France que parce que nous sommes l'un des pays sinon le pays, où l'on travaille le moins en nombre d'heures par an. A 25 heures par semaine elle serait encore plus forte, ce qui montre l'ambiguité du concept: une productivité forte conjuguée avec un cout de revient élevé et qui plombe des exportations en forte baisse. Quand aux grands groupes, leur bénéfice est grand en raison de leurs nombreuses productions à l'étranger. Si on compare la France avec les EU, ce dernier pays a une productivité forte, des couts de revient faibles et un endettement étatique élevé.


:shock: :shock: :shock:

La productivité est élevée parce qu'on travaille moins que les autres ? Franchement, j'aurais tout lu .... Petit rappel de ce qu'est la productivité, c'est ce qui est produit divisé par le nombre d'heures ou le nombre d'ouvriers (en fonction du résultat que l'on cherche, la productivité par le temps de travail ou la productivité par travailleurs). La formule générale est : productivité du travail = quantité produite / quantité de travail utilisée. Sauf erreur de ma part, les français sont champions du monde dans les 2 cas, par ouvriers et par heures ... Donc, si on augmente le nombre d'heures travaillées, on augmente la production. Dans la plupart des systèmes quand le nombre d'heures diminue, la production ne reste pas stable, mais elle baisse. C'est bien pour cela que lorsque l'on veut augmenter la production on augmente le nombre d'heures travaillées, soit par des embauches, soit en recourant aux heures supplémentaires.

Mais, les DRH connaissent les limites des 2 solutions.
Pour les heures supplémentaires, il y a un effet de seuil, quand le nombre d'heures travaillées augmente, dans un premier temps la production augmente proportionnellement au temps de travail et ensuite, ça diminue du fait de la baisse de productivité due à la fatigue des travailleurs.
Pour l'embauche, le problème est différent. Un travailleur n'est pas concurrentiel tant qu'il n'a pas été bien formé et qu'il a bien assimilé cette formation, mais aussi au dessus d'un certain quota d'heures du justement aux prélèvements sociaux.

La solution pour répondre à une augmentation ponctuelle de la demande est bien le recours aux heures supplémentaires. Mais, si l'augmentation doit perdurer, il faut embaucher.

Citation:
Travailler moins pour travailler mieux. C'est le résultat d'une opération mathématique simple menée par Business Insider d'après l'étude "prix et salaire" publiée cette semaine par UBS. Entre les jours fériés, les congés payés et les reuteuteus, la France est le pays où l'on travaille le moins (16 % en dessous de la moyenne mondiale) mais aussi celui où l'on travaille le mieux.

Sachant qu'un Français travaille en moyenne 1453 heures /an et que le PIB (indicateur qui mesure le niveau de production d'un pays) par habitant est de 36 500 $, cela revient à dire que le PIB /habitant /heure est de 25,10 $ dans l'Hexagone. En comparaison, les Américains avec leurs 1792 heures de travail annuel atteignent péniblement les 24,60 $ /habitant /heure, soit 0,50 $ de moins que les Français. Cocorico, les Français sont des glandeurs. Mais des glandeurs qui rapportent.


http://societe.fluctuat.net/blog/39403-les-francais-travailleurs-les-plus-productifs-du-monde.html

ET on peut se poser des question quand aux autres résultats de cette étude :
Citation:
D’après trois chercheurs du MIT Center for Digital Business :
- un travailleur est d’autant plus productif qu’il est maillé, car plus on est maillé plus tôt il reçoit l’information de ses pairs.
- les travailleurs, que l’on peut appeler “concentrateurs d’information électronique”, réalisent davantage de projets que leurs collaborateurs en un temps donné.

Pour ceux qui manquaient d’arguments, en voici donc qui arrivent à point nommé. Et ce n’est pas fini, car l’étude fournit d’autres conclusions tout aussi pertinentes (ça fait vraiment chaud au coeur de lire ça), rapportées sur le site Guitef :
- Les technologies de l’information accroissent la productivité en facilitant le multitasking.
- Le multitasking peut être productif, mais seulement jusqu’à un point.
- L’accès à de nouvelles informations a des effets positifs sur la productivité.
- Les discussions par courrier électronique se produisent plus spontanément entre les gens qui ont des choses en commun.
- Un réseau diversifié de contacts est associé à une plus grande productivité.


http://www.savoirsenreseau.com/2008/02/26/etude-sur-la-productivite-des-travailleurs/

Or, il semblerait que les entreprises françaises ont encore des progrès à faire dans l'informatisation de leurs process... Dès que le retard technologique sera résorbé, on devrait battre nos propres records. ;)

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 Sujet du message: Re: Endettement de la France, vers la faillite ?
MessagePosté: Jeu 10 Sep 2009 09:06 
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Je dois avouer que je ne vois pas trop le rapport entre productivité et endettement de l'Etat.

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 Sujet du message: Re: Endettement de la France, vers la faillite ?
MessagePosté: Jeu 10 Sep 2009 12:00 
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Jean-Marc Labat a écrit:
Je dois avouer que je ne vois pas trop le rapport entre productivité et endettement de l'Etat.


Il y en a pourtant un. Voire même deux.
Le premier positif, l'augmentation de la productivité, si elle se poursuit, nous permettra de rembourser plus vite ce que l'on doit. En augmentant la productivité, on augmente en même temps les revenus disponibles pour des remboursements. Or, dans toutes les prospectives, on ne tient absolument pas compte de ce facteur et c'est normal quelque part, parce que nous ne sommes pas sûrs de ne pas atteindre à un moment un seuil au-delà duquel la productivité ne se mettrait pas à stagner. Mais, cette augmentation continue de la productivité explique bien pourquoi nous ne sommes pas encore dans les conditions catastrophiques prévues par certains rapports d'il y a 30 ans.

Il y a un second rapport, négatif, celui-là, l'augmentation de la productivité génère en elle-même du chômage puisque si on peut produire plus avec autant de gens, cela veut aussi dire que l'on va produire autant avec moins de gens. Donc, si on ne conquiert pas des parts de marchés supplémentaire, le chômage augmente et ne se résorbe pas. Or, une part de l'endettement de l'État vient des gens non-productifs auxquels on vient en aide.

Le monde idéal serait que la productivité continue d'augmenter et que l'on conquiert des parts de marché de manière à résorber le chômage grâce au départ à la retraite du papy-boom. L'augmentation de ressources de l'État provenant des prélèvements automatiques liés à la production permettrait, dans certains cas, de passer les divers cas sans que l'on s'en rende trop compte sur nos fiches de payes, si tous les paramètres se relèvent optimaux. Si ce n'est pas le cas, il faudra quelques ajustements et des choix plus ou moins douloureux devront être faits.

C'est d'ailleurs une des difficultés de l'État, d'une manière ou d'une autre ses ressources proviennent de ce que l'on produit. Plus on produit, plus l'État sera riche. Mais, puisqu'on se retrouve en situation de concurrence internationale, il faut non seulement produire, mais aussi vendre et si possible au prix du marché. Donc, les producteurs aimeraient que le niveau des prélèvements diminuent, ainsi ils pourront baisser les prix, vendre plus et l'État s'y retrouverait grâce à l'augmentation du volume. Mais, ça impose que l'État accepte de faire le premier geste sans contrepartie immédiate. Or, si ça ne fonctionne pas, l'État se retrouve avec moins de recettes, donc un déficit qui augmente. La démarche vertueuse voudrait que l'on diminue d'abord les dépenses et qu'ensuite on diminue les recettes, or comme on privilégie la reprise par la consommation, on n'est pas tout à fait dans ce genre de schémas.

L'exemple de la TVA dans le restauration est un très bon exemple des difficultés prévisibles dans les divers cas de figures. La restauration française éprouve pas mal de difficultés par rapport à celle d'autres pays européens. Les patrons pointaient le niveau élevé des prélèvements de l'État et surtout la TVA. Après les péripéties que l'on sait, on baisse la TVA et les restaurateurs s'engagent à baisser les prix, à embaucher plus et à investir. Pour l'Etat, au terme d'un ou deux ans, l'opération devait être à balance nulle, la baisse des prix étant sensé entrainée une augmentation de la fréquentation qui aurait généré une augmentation des recettes, une augmentation de la main d'œuvre et plus des rentrées d'argents dans les caisses du Trésor Public .... il faut bien reconnaitre que ça n'en prend pas le chemin. Les raisons en sont multiples, la crise, peut-être y joue un rôle, mais on a aussi trop attendu et pas mal d'autres facteurs jouent aussi.

En fait, à mon sens, la productivité, et surtout son augmentation, jouent un rôle non négligeable dans l'endettement de l'État. Si la productivité n'avait pas continuellement augmentée de 1975 à 1993, puis de 1994 à 2008, nous aurions sûrement résorbé le chômage, puisqu'à produire autant, il nous aurait fallu plus de monde. Mais le prix de nos produits à l'export serrait encore plus élevé et on ne sait pas si nous en vendrions autant. Mais, aussi, le salaires seraient aussi plus bas, donc nos prélèvements aussi. D'un autre coté, nous n'aurions pas de CMU, de cotisations chômage, de RMI, bref, moins de dépenses sociales et donc moins de charges sur les entreprises. Bref, nous serions identiques à certains de nos voisins, avec leurs avantages et leurs inconvénients.

Le modèle français tient en partie grâce à la forte productivité des Français, sans elle nous n'aurions pas été capable de nourrir 3 millions de chômeurs et leurs familles. Mais, à certains moments, elle a autorisé une fuite en avant bien peu vertueuse. L'argent dans les caisses de l'État augmentait quand même et on a oublié de l'économiser. Faut dire que la plus grande puissance économique nous donnait et nous donne toujours l'exemple. Son déficit est abyssal par rapport au notre. Là ou nous atteignons les 7,8% du PIB, ils sont à 13,6%, soit presque le double.
En fait, en ce moment à consulter les chiffres de l'économie mondiale, nous sommes parmi les plus vertueux :

Citation:
Si les dépenses publiques françaises sont, de longue date, parmi les plus importantes, elles ont en revanche très peu augmenté au cours de la crise. Alors qu'elles s'accroissaient (en termes réels, c'est-à-dire une fois l'effet de l'inflation déduit) de 17 % aux États-Unis entre 2007 et 2009, de 14 % en Espagne ou de 11 % au Royaume-Uni, elles ne gagnaient que 3,8 % en France. Parmi les grands pays européens, il n'y a qu'en Italie, avec une hausse de 1,2 % seulement, qu'elles ont moins progressé qu'en France. Ce qui contribue à expliquer la situation très dégradée actuellement de l'économie italienne. Le poids des dépenses de protection sociale ne s'est en particulier accru en France que de 2 points de PIB entre 2007 et 2009, une hausse significativement plus faible que dans l'ensemble de la zone euro, avec + 2,7 points.


France, pourquoi ça ne va pas plus mal

La France augmente son déficit, mais moins que tous nos principaux concurrents. S'il est dangereux pour la France d'avoir un déficit de 7%, j'aimerais comprendre pourquoi il n'est pas dangereux pour le moteur de l'économie mondiale d'en être à presque 14% ?

Pour autant, du fait des ponctions qu'elle entraine et de nos engagements européens, il va bien falloir se décider à rembourser notre dette. Je crains que tôt ou tard, le gouvernement ne devra prendre les mesures qui s'imposent et augmenter fortement les impôts, alors qu'actuellement, il annonce qu'il lui faut les baisser pour relancer notre économie.

Citation:
En 2009, le déficit public devrait s'établir aux alentours de 140 milliards d'euros, soit 7,5 % du PIB : deux fois plus que le seuil maximal autorisé par l'Union européenne, si bien que la Commission européenne s'apprête à engager une nouvelle procédure pour déficit budgétaire excessif. Quant à la dette publique, elle devrait grimper à 80 % du PIB à la fin de cette année. Toujours selon la Cour des Comptes, un tel déficit n'est pas « rattrapable » par le seul effet d'une reprise de la croissance économique en 2011 : même si la croissance économique devait retrouver un rythme annuel de 2 % à 2,5 % par an, le déficit public en 2012 serait encore de 5,5 % du PIB, soit toujours un niveau très élevé au regard des engagements européens et de la capacité de financement du pays. Dès lors, trois scénarios sont envisageables.

Le premier revient à fouler aux pieds nos engagements européens. Il est difficilement acceptable, non seulement parce qu'il mettrait la France de facto au ban de la zone euro, mais aussi parce que la dette grossirait à une allure vertigineuse (de l'ordre de 120 milliards par an) au détriment des générations à venir. Autant il est normal que la dette grossisse lorsqu'il s'agit de lutter contre la crise, parce que c'est alors une sorte d'investissement au bénéfice de toute la société, autant cela devient une forme de prédation sur le dos des générations futures lorsque la crise n'est plus là.

Le deuxième scénario table sur une forte baisse des dépenses publiques : c'est le scénario officiel, auquel on ne peut guère accorder crédit. Car, même en serrant à fond la vis des économies budgétaires, jamais l'Etat ne pourra réduire en deux ans (2011 et 2012) ses dépenses en volume de 60 milliards d'euros, alors même que les charges financières liées à la dette vont grossir chaque année d'ici là de 4 à 5 milliards (sous l'effet du volume croissant de la dette et de la remontée inévitable des taux d'intérêt lorsque la conjoncture repartira à la hausse).

Le troisième scénario consiste à augmenter les impôts. C'est celui de la Cour des Comptes, qui plaide à la fois pour une réduction de la dépense publique et une augmentation des recettes fiscales. Ce qui supposerait soit de supprimer le bouclier fiscal (car, à défaut, toute hausse de l'impôt sur le revenu pèserait presque exclusivement sur les contribuables situés dans les déciles correspondant aux « couches moyennes »), soit d'augmenter la TVA, soit de créer une taxe carbone en plus, et non à la place, des cotisations sociales. Et le chef de l'Etat renierait alors son principal engagement de 2007 : réduire de 5 points en cinq ans le niveau des prélèvements obligatoires.

Mais puisque Nicolas Sarkozy n'est pas encore placé au pied du mur, il tient le cap de la baisse des impôts, ce qui est économiquement suicidaire, en le justifiant (à raison) comme une mesure anticrise, mais aussi (à tort) comme une nécessité après la crise.


Budget 2010 - le retour à la politique libérale

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 Sujet du message: Re: Endettement de la France, vers la faillite ?
MessagePosté: Jeu 10 Sep 2009 15:42 
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Narduccio a écrit:
l'augmentation de la productivité, si elle se poursuit, nous permettra de rembourser plus vite ce que l'on doit. En augmentant la productivité, on augmente en même temps les revenus disponibles pour des remboursements.
Pas depuis la mondialisation de l'économie et de la consommation qui voit les français acheter massivement à l'étranger et nos entreprises pénalisées par les charges exporter de moins en moins. Notre belle productivité "par heure de travail", ne suffit pas. Elle est un élément important certes, mais plus l'élément essentiel Il faut pour produire, vendre et exporter, avoir des couts salariaux et sociaux maitrisés et concurrentiels. Alors on pourra disposer de recettes fiscales plus élevées pour ne plus emprunter autant et faire face aux échéances de la dette.
Voilà pourquoi il faudra ... travailler plus :P au sortir de la crise, baisser les prélèvements, donc les dépenses et ne pas accroitre les charges des entreprises en particulier.
Il n'est plus possible de raisonner dans un schéma d'économie fermée, comme dans les ouvrages des années 60.

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 Sujet du message: Re: Endettement de la France, vers la faillite ?
MessagePosté: Jeu 10 Sep 2009 16:00 
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Les coûts salariaux ont continué à augmenter en France pour stagner en Allemagne.

Les entreprises ne votent pas, c'est un fait certain, elles meurent ou elles vont produire ailleurs. C'est ce qui se passe, à grande vitesse, d'ailleurs. La balance des capitaux pour créer des filiales ou des entreprises est très, mais très déficitaire. En bref, les capitaux s'exportent plus pour créer des emplois à l'étranger qu'ils viennent pour en créer en France.

Il faut dire que le maquis juridique et fiscal a de quoi dégoûter, sans compter l'insécurité du même ordre qui fait que les règles changent chaque année ou presque, ce qui est préjudiciable à un investissement à long terme. Les idées de taxes fleurissent plus vite que les fleurs de cerisier au printemps.

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 Sujet du message: Re: Endettement de la France, vers la faillite ?
MessagePosté: Jeu 10 Sep 2009 16:09 
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C'est plus de 20 ans que la mondialisation est en marche. Les Français achètent massivement des biens à l'étranger, mais en contrepartie, si on n'en vendait pas, cela fait 20 ans que nous serions dans une situation intenable. Ce qui me déprime dans de nombreuses interventions, c'est ce discours profondément défaitiste ou toutes les réalisations positives de la France sont gommées pour n'en retenir qu'une image négative. Ce discours repose sur des éléments réels, mais il efface la moitié du tableau, celui des effets positifs, parce que s'il était vrai, nous ne serions pas à la place qui est aujourd'hui la notre. Je sais qu'il y a une image managériale qui consiste à brosser un tableau plus noir pour inciter les gens à faire un effort supplémentaire, mais on sait depuis longtemps que cela a des limites et que les gens finissent par se démotiver.

Il me semblait qu'ici on était là pour faire de la géopolitique, donc une analyse équilibrée des tenants et aboutissants de l'économie et des politiques des divers pays. A ne voir que la face sombre du tableau, je pense qu'on va avoir du mal à faire une analyse équilibrée. Ne savons-nous plus nous servir de notre cerveau ? Ne savons-+nous plus chercher l'info ? Faut-il répéter à l'infini le message des divers Cassandre ? Je pense que ce serait très contreproductif. Si on veut améliorer notre situation pour l'avenir, il faut déterminer quels sont nos avantages, parce que c'est là-dessus qu'il va falloir s'appuyer pour construire l'avenir. Car, si tout est mauvais, pourquoi vouloir garder quelque chose ? Il faudra faire table rase et tout reconstruire. Vous conviendrez, j'espère, qu'on n'en est pas là. On a des avantages, a nous de nous en servir pour rebondir, mais à répéter les erreurs du passé, on ne va pas y réussir.

Le discours défaitiste que j'entends aussi bien à droite qu'à gauche me rappelle d'autres périodes sombres de notre histoire, ou a force de nous regarder le nombril en faisant de l'introspection sur nous-mêmes, nous avons oublié de prendre les bonnes décisions au bon moment. Qui est trop optimiste ou trop pessimiste ne peut avoir un regard lucide. Alors, foin de propagande médiatique et regardons l'État de la France droit dans les yeux.

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 Sujet du message: Re: Endettement de la France, vers la faillite ?
MessagePosté: Jeu 10 Sep 2009 16:16 
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Jean-Marc Labat a écrit:
Les coûts salariaux ont continué à augmenter en France pour stagner en Allemagne.

Ils sont pourtant encore plus élevés en Allemagne qu'en France. Nous sommes loin de les avoir rattrapés. Si je faisais mon métier en Allemagne, je gagnerais quelques milliers d'euros en plus par an.

Jean-Marc Labat a écrit:
Les entreprises ne votent pas, c'est un fait certain, elles meurent ou elles vont produire ailleurs. C'est ce qui se passe, à grande vitesse, d'ailleurs.

Oui, en France l'emploi recule fortement. Mais moins que chez la plupart de nos partenaires. Chez eux aussi des entreprises meurent et non des moindres qui aurait pu penser il y a 10 ans que General Motors passerait par une faillite ?

Jean-Marc Labat a écrit:
La balance des capitaux pour créer des filiales ou des entreprises est très, mais très déficitaire. En bref, les capitaux s'exportent plus pour créer des emplois à l'étranger qu'ils viennent pour en créer en France.

Il me semble au contraire, d'après un article des Echos que j'ai lu le mois dernier, que les Français sont redevenus champion du monde de l'épargne. Les capitaux ne sortent pas et ne vont pas dans l'investissement, ni en France, ni à l'étranger. Cela explique d'ailleurs aussi pourquoi le marché de l'immobilier ne s'est pas écroulé en France comme l'avaient pensé quelques spécialistes. Il a baissé, d'accord, mais pas d'écroulement parce que l'on continue à construire, donc à investir dans des biens durables.

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 Sujet du message: Re: Endettement de la France, vers la faillite ?
MessagePosté: Jeu 10 Sep 2009 16:44 
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Narduccio a écrit:
Ils sont pourtant encore plus élevés en Allemagne qu'en France. Nous sommes loin de les avoir rattrapés. Si je faisais mon métier en Allemagne, je gagnerais quelques milliers d'euros en plus par an.




Ouaip, mais cela ne se mesure pas qu'au salaire net :mrgreen:

Voilà le tendance des dernières années, et c'est tiré d'un rapport du sénat:

Image

Celui-là n'est pas mal non plus, source ministérielle:

Image

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