Duc de Raguse a écrit:
Voilà que Washington enlève le président Maduro pour l'inculper de trafic de stupéfiants et sans doute le juger sur son sol.
Le respect du droit international n'est pas à géométrie variable. Et c'est ce qui embarrasse beaucoup les européens. Maduro est un chef d'état, donc protégé par le droit international. Sa légitimité à être président du Venezuela peut être mise en cause, car la démocratie y était bafouée. Mais, dans ce cas, la liste des pays où on devrait intervenir est très longue. Tout cela explique, sûrement, qu'il n'y a pas encore eu de réaction officielle, ni de la Présidence de la République, ni du Ministère des Affaires Étrangères, ni de la Commission européenne, ni de...
En fait, comme l'ont signalé pas mal de commentateurs, c'est la porte ouverte à toutes les intrusions. Ou plutôt, c'est un pays de plus qui s'affranchit du droit international. Théoriquement, les juges fédéraux américains, qui sont déjà en opposition avec les méthodes de Trump, pourraient refuser de tenir un procès contre Maduro car son arrestation est, surement, illégale aux yeux du droit américain. Elle est illégale aux yeux du droit international. Il faut espérer que le peuple vénézuélien puisse avoir son mot à dire et qu'on aille vers plus de démocratie.
Mais, ce qui en fait douter, c'est que l'administration en place est toujours la même, et que personne n'a riposté à l'attaque américaine. Donc, possiblement une entente ou des complicités au sein de l'appareil d'état vénézuélien...