Skipp a écrit:
L'on trouve pourtant de nombreux étudiants chinois venus apprendre dans nos universités françaises. J'ai une tante qui travaille en Université... elle a déjà eu des cas qui l'on fortement marqué d'élèves chinois la prenant dans leurs bras et pleurant... tellement attristés de repartir dans leur pays.
Heu... oui... je l'explique juste au-dessus... Bon, c'est pas grave, je réexplique.
Il y a 30 000-35 000 étudiants chinois en France (ils en prévoient 50 000 en 2015),environ 200 000 aux Etats-Unis. Dans la majorité des cas, c'est un choix par défaut; ils auraient préféré entrer dans une bonne université chinoise plutôt que d'étudier à l'étranger. Mais comme, chaque année, il y a près de 10 millions de Chinois qui entrent dans le système universitaire chinois, la concurrence est féroce et des centaines de milliers ou des millions se retrouvent sur le carreau, ne pouvant pas entrer dans une université réputée [en Chine, les universités sont classées en 3 niveaux : niveau 1 pour les meilleures, niveau 2 pour les moyennes, niveau 3 pour les moins bonnes]. Alors plutôt que d'entrer dans une université de niveau 3, ce qui ferait perdre la face à la famille et ne serait pas très profitable ensuite dans la vie professionnelle, certains (ils sont des centaines de milliers) préfèrent tenter l'aventure à l'étranger. La majorité des étudiants chinois que l'on trouve dans l'enseignement supérieur français, américain ou autre sont des étudiants qui n'ont pas réussi à entrer dans ce qu'ils considèrent comme une bonne fac chinoise. En gros, ce sont les "ratés" du gaokao. D'ailleurs, si vous voyiez ça de près, vous hallucineriez: beaucoup ne savent même pas où ils iront étudier quelques mois avant de partir, ce sont leurs agences qui décident pour eux !!!
Mais j'avais bien précisé que ceci concernait la majorité des cas, pas tous les cas. Certaines universités américaines prestigieuses, certaines écoles françaises spécialisées de renom (L'Ecole des Beaux-Arts etc.) attirent vraiment et les Chinois que l'on y retrouve ne sont pas là par défaut, c'est un vrai choix.
Et puis il y a aussi le cas des étudiants qui ont commencé leurs études en Chine mais qui veulent les poursuivre à l'étranger car, à partir d'un certain niveau, les facs chinoises ne tiennent plus la comparaison. J'ai donné l'exemple de futurs ingénieurs qui veulent poursuivre leurs études à l'Ecole des Mines, mais il y a beaucoup d'autres exemples. Là aussi, c'est un vrai choix, pas un choix par défaut.
Donc il y a de nombreux exemples d'étudiants chinois partis à l'étranger pour vraiment faire quelque chose de leurs études, par choix réel. Mais ce n'est malheureusement pas la majorité des cas. Pour la plupart, étudier à l'étranger est un choix par défaut, je le répète. Ca vous étonne peut-être - et d'ailleurs ça étonne tout le monde, car étudier à l'étranger est une immense chance, chance de s'ouvrir l'esprit, de découvrir... - mais c'est malheureusement comme ça en Chine.
Pour les larmes, oui, les profs ont souvent un contact très émouvant avec certains étudiants chinois (ou plutôt étudiantes d'ailleurs). Quand ils partent d'ici, ils pleurent; quand ils partent de leur pays d'accueil, ils pleurent aussi. Bref, ils pleurent tout le temps

Mais je peux vous dire qu'à part une petite minorité, ils sont quand même très heureux de revenir en Chine et n'imaginent pas faire leur vie ailleurs qu'en Chine (
ce qui est là aussi incompréhensible mais c'est un autre sujet... 
)